35-2 ASTRONOMIE, L l V. XX.
cans. M. de Cesaris, dans les Ephéméridcs de Milan pour 1790,'croit aussi cpie les sommets d’Aristanpie et de Manilius sont assezbrillants pour paroitre dans la partie obscure de la Lune.
Mais M. Herscliel, avec qui j’en ai parlé en 1788 , assure qu’il avu deux fois une lumière si vive qu’il est impossible de ne pas l’attribuerà un véritable l'eu. Il observe la Lune depuis 1 775. M. Watson lui ar-racha, dès 1780, les observations quise trouvent dans les Transactionsde la même année ( 3334 )• Enfin il avoit examiné attentivement,en 1782 , la partie obscure de la Lune , et il n’y avoit poirit vu lalumière qu’il y observa l’année suivante , et qu’il regarde toujourscomme un véritable volcan.
De la Rotation et de la Figure des Planètes principales.
334 0. Mercure est trop petit, trop loin de nous, trop engagédans les crépuscules ou dans les vapeurs de l’horizon pour qu orrpuisse distinguer des taches sur son disque et examiner la duréede sa rotation. Les phases même de Mercure sont difficiles à dis-tinguer , comme nous en avertit Hevclius ( Selenog. pag. y 5 ) ; ilfaut y employer de grandes lunettes - , on doit avoir soin d’en rétré-cir l’ouverture pour diminuer le trop grand éclat de la lumièrede Mercure qui se répand sur la partie obscuré : l’on distingue alorsson croissant, du moins quand Mercure est dans la partie inférieurede son orbite. L’explication des phases de Mercure et de Vénus estla même que pour la Lune ( 1406).
334 1. Les phases de Vénus sont très apparentes, et se distin-guent avec des lunettes médiocres : Vénus est presque toujours ouen croissant ou en forme d’ellipse , comme on le voit pour la Lunedans la planche VI (fig. 80) ; et ce fut pour Galilée une preuve dé-monstrative du mouvement de Vénus autour du Soleil (1087, 1196).Nous avons expliqué la maniéré de trouver la phase la plus brillantede Vénus (1197).
La rotation de Vénus est très difficile à observer ; DominiqueCassini, qui avoit déterminé avec le plus grand succès la rotation deJupiter et celle de Mars par des observations très délicates, essaya,en 1666, d’observer celle de Vénus : ce ne fut qu’avec beaucoup depeine qu’il apperçut une partie un peu plus claire que- le reste,située proche de la section de lumière -, elle lui parut achever soumouvement en moins d’un jour ( Journ. des Sav., déc. 1667 ; anc.Mém., tome X, pag. 467 ; Elém. d'Astron., pag. 5 x 4 )* Cependantil n’osoit assurer que ce fût toujours la même partie claire qu’il avoit