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Tome troisieme.
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34o ASTRONOMIE, LIV. XX.

( Satur.) ; ensuite en 1671 : Maraldi l’observa sur-tout avecsoindepuis le i 3 octobre 1714 jusqu’au 10 février 17 i 5 et depuis le 23mars jusqu’au 12 juillet 1715 ( Mém. acad. 1714, 171 5 , 1716).Enfin nous l’avons observée depuis le 5 octobre 1773 jusqu’au 11janvier 1774 et depuis le 3 avril jusqu’au premier juillet. En 1789il y a eu aussi deux disparitions ( 3363 ) ; mais les différentes obser-vations ne se sont pas parfaitement accordées. En i 8 o 3 il n’y auraqu’une disparition du 28 juin au 23 août ; mais vers le 26 décembre.3 802 les anses seront extrêmement diminuées. Ces disparitions sontcalculées aussi pour 1819, i 832 , 1848, 1862, 1878 et 1891, dansl’ouvrage deM. du Séjour, intitulé Essai sur les phénomènes rela-tifs aux disparitions périodiques de Vanneau de Saturne, 3776,in-8° ; et dans son Traité analytique des mouvemens appareils descorps célèstes, tome II, 1789, où il y a des méthodes savantes et unethéorie complété pour ces sortes de phénomènes.

3355 . Lelieu du nœud del’anneau, surl’orb. de Saturne, étoit à 5 S20° 3 o' vers le milieu du dernier siecle, suivant Huygens, de mêmeque le nœud des quatre piemiers satellites. Par les observations dei 685 , le nœud de l'anneau parut à 5 ! i9°55'. Cassini, dans ses Élé-mens d’Astronomie, le place à 5 S 22° ; Maraldi à 5 S 19 0 48' par les ob-servations de 1715 ( Mém . acad., 1716). Cette derniere détermina-tion est celle qui avoit été observée et discutée avec le plus de soin.J’ai trouvé, pour 1774, 5 S 20 ° 38 f , ou 5 S 17° 5 ', sur l’écliptique; ce quine différé de Maraldi qu’à raison de la précession des équinoxes en59 ans. Ainsilenœud de l’anneau paroît être sensiblement immobile.

On auroit pu croire cependant que les attractions du Soleil, de Ju-piter, et des satellites de Saturne, sur un équateur aussi mince, dé-voient causer un déplacement pareil à celui que la Terre éprouve, etqui fait la précession des équinoxes ; c’est ce qui me détermina, en

1773, à rappellerl’attention des astronomes sur ce phénomène, pardes avertissemens réitérés dans les papiers publics. Ces avis n’ontpoint été inutiles : les observations ont été faites en divers endroits,et elles ont très bien réussi. Je me transportai à Beziers au mois d’oc-tobre, pour observer, sous le plus beau ciel de la France, la pre-mière disparition; et j’en ai rendu compte, ainsi que de toutes lesautres observations qui nous sont parvenues, dans les Mémoires de

1774. M. Messier a publié aussi beaucoup d’observations dans lesMémoires de Berlin pour 1776 : on en verra ci-après les résultats avecles méthodes.

3356 . Lorsque l’anneau disparoît par la première cause , étantdirigé vers le Soleil, il èuÜit que le Soleil l’ait dépassé de trois mi-