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Tome troisieme.
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342 ASTRONOMIE, LlV. XX.

diamètre ASVreprésenteleplandel’anneau; la ligneNMexprimel’or-bite que le Soleil paroît décrire en 3 o ans autour de Saturne ; cetteorbite est exactement dans le même plan, et décrite avec les mêmesvitesses que l’orbite de Saturne vue du Soleil (1109). Le cercleNOIreprésente un plan qui passe par le centre de Saturne parallèlementà l’écliptique, ou au plan de l’orbite terrestre : ce n’est pas le cercleque la Terre décrit; mais ses pôles répondent aux mêmes points dansla sphere étoilée : ce plan NOI, prolongé dans l’immensité de lasphere céleste, passe sur les mêmes étoiles, et marque dans le ciella même trace et les mêmes points que le plan de l’orbe terrestre éga-lement prolongé ; car comme deux lignes parallèles ne marquentdans le ciel qu’un seul et même point (1 1 15 ), ainsi deux plans pa-rallèles , quoique l’un passe par le Soleil et l’autre par Saturne,sont comme un seul et même plan, quand on les considéré parmi lesétoiles fixes : leur éloignement est si grand que la latitude de Saturne,ou sa distance à l’écliptique (22 fois moindre que la distance entièrede Saturne au Soleil), y devient insensible. Si nous appercevons Sa-turne à i° de l’écliptique , c'est-à-dire à i° des étoiles auxquelles sedirige l’écliptique, notre rayon visuel faisant avec le plan de l’éclip-tique un angle d’un degré, ce même rayon , qui va de Saturne à laTerre, fera aussi un angle d’un degré avec le plan de l’écliptique vude Saturne, ou le plan qui passe par Saturne et qui est parallèle à l’é-cliptique. Ainsi Saturne paraîtra à i° des mêmes étoiles situées dansl’écliptique; la ligne droite qui joint la Terre avec Saturne marque,parune de ses extrémités, le lieu de la Terre vu de Saturne, et par l’au-tre le lieu de Saturne vu de la Terre: ainsi la Terre, dans le tempsde la disparition de l’anneau , peut être supposée en T à une distanceTE de cette écliptique, égale à la latitude de Saturne vue delaTerre.L’arc de cercle NOI appartient donc à un plan que l’on conçoitparallèle au plan de l’écliptique, faisant en N un angle de 2°3o f avecl’orbite de Saturne (1073). La longitude du nœud N étoit de 3 s 2i°3o'en îySo.

3359. Lorsque l’anneau disparaît par la première cause ( 3354 ),c’est-à-dire pareequ’il est dirigé vers le Soleil, ou qu il reparaît, leSoleil commençant à l’éclairer, il faut que le Soleil vu de Saturne ré-pondeau point S qui est le nœud de l’anneau sur l’orbite. Par exem-ple, le 11 janvier 1774» à io h du soir, la longitude héliocentrique deSaturne étoit de 5 S 20° 4 6 ', et ce jour on revit l’anneau que le Soleilvenoit de traverser: ainsi le nœud ascendant sur l’orbite de Saturneétoit à 5 S 20° 46'. Mais il paroît, par les autres observations, que leSoleil avoit passé dans le plan de l’anneau dès le 8 janvier: ainsi la