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Tome troisieme.
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DE L’ANNEAU DE SATURNE. 35ï

avec une double courbure, en sorte que leurs centres de gravité necoïncident point avec leurs centres de ligures; et ces inégalités sont né-cessaires pour maintenir l’anneau en équilibre autour de Saturne ;ces centres de gravité peuvent être considérés comme autant de sa-tellites qui se meuvent autour du centre de Saturne à des distancesdépendantes de l’inégalité des parties de chaque anneau , et avecdes vitesses de rotation égales à celles de leurs anneaux respectifs.Il trouve que la durée delaroLalion de la partie intérieure de l’an-neau pourroit être d’environ 10 heures, et que sa densité est plusgrande que celle de Saturne ( V. art. 3348 ).

Il faut en effet que cet anneau soit d’une matière assez dense, puis-qu’on le voit lors même qu’il ne fait avec le rayon solaire qu’un an-gle de 8' ( Mé/n. 171 6 , pag. 182 ). C’est pour cela qu’avec le nou-veau télescope de M. Herscliel, 011 peutsuivrel’annean dansle tempsmême où il disparoît pour les instrurnens ordinaires. Son attractionse manifeste par rapport aux quatre premiers satellites de Saturnequi tournent à-peu-près dans le même plan que l’anneau , et qui pro-bablement y sont retenus et assujettis par la force même de Saturneet de l’anneau ( 3 oj?> ),

3375 . On a remarqué aussi sur le globe de Saturne des bandessemblables à celles de Jupiter ( 334 ^ ), mais beaucoup plus foi blés.Cassinien observa deuxen 1675, i 683 ,1696, îyoSet 1719;cepen-dant il n’y apperçutpas la courbure qu’auroient dû avoir ces bandessi elles avoient été adhérentes au globe de Saturne ; et Cassini le filsles regardoit comme des especes de nuages éloignés du globe de Sa-turne ( Elémens d'aslron., pag. 338 ; Màm. acad. 1716, pag. 41 ;Philos. Trans. abr. vol. 4, pag. 3 a ). M. Herscliel a très bien ob-servé ces bandes depuis 177 5 , et il les attribue aussi à l’atmo-sphere ; quelquefois elles sont inclinées à l’anneau ; mais générale-ment elles lui sont parallèles : il y en a ordinairement deux , quel-quefois trois ( Philos. Trans. 1790). Cette atmosphère lui paroît aussiprouvée par la réfraction que les satellites semblent éprouver enapprochant du disque de Saturne.

On trouvera de plus grands détails sur les taches et les apparencesde Vénus, de Mars , de Jupiter et de Saturne , dans l’Optique deSmith, où l’auteur a rassemblé la plupart des observations fuites^ àcet égard par le secours des grandes lunettes et des télescopes : oun’a fait jusqu’ici qu’un petit nombre d’observations de cette espece tpareeque les grands et bons télescopes sont fort rares et les grande»lunettes fort embarrassantes.