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Tome troisieme.
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4 02 ASTRONOMIE,. IIV. XXII.

vironne s’arrondit également, parceque toutes les parties tendentvers un centre commun autour duquel elles se disposent et s’arran-gent pour trouver l’équilibre ; nous faisons abstraction de la petite ditférence produite par la force centrifuge, qui cause un petit aplatisse-ment (3752). Cet équilibre ne pourroit avoir lieu si une partie de l’o-céan étoit plus éloignée du centre que l’autre (2672) -, voilà pourquoila pesanteur mutuelle des parties d’un corps doit nécessairement yproduire la rondeur.

3518. Il y a donc dans toutes les planètes une pesanteur semblableà celle qu’on éprouve sur la Terre ; ainsi la matière de la Terre n’estpas la seule qui soit douée de cette faculté de retenir et d’attirer lescorps environnans ; de là il étoit naturel de conclure qu’il y avoit dansla matière en général une force attractive, et que par-tou t où il y avoitde la matière, il y avoit une attraction. Suivons donc le progrès de nosconnoissances , et voyons comment a dft se découvrir cette fameuseloi de l’attraction universelle , source de tant d’autres découvertes,et d’où l’on tire encore chaque jour les conséquences les plus singu-lières et en môme temps les plus conformes à l’observation.

35ip. Anaxagore, Démocrite, Épicure, admettoient déjà cettetendance générale de la matière vers les centres communs, soit sur laTerre , soit ailleurs' 10 ; Plutarque en parle d’une maniéré assez clairedans l’ouvrage sur la cessation des oracles (T. V, pag. 346 de la trad.de M. Ricard , Paris, 1786) ; il y explique comment chaque mondea son centre particulier, ses terres , ses mers, et la force nécessairepour les rassembler et les retenir autour du centre.

Plutarque parle aussi de l’effet de la force centrifuge et de la pesan-teur. Vous craignez, dit-il, (si la Lune est d’une nature terrestre)qu’elle ne tombe sur nos têtes; mais sa chûte est prévenue par sonmouvement, et par l’impétuosité de sa révolution. C’est ainsi que cequ’on met dans une fronde est empêché de descendre par sa vitessecirculaire. Le mouvement que chaque corps tient de sa nature l’en-traîne , pourvu qu’il 11e soit point détourné par quelqu’autre. La pe-santeur n’entraîne pas la Lune, parceque l’effet en est empêché par lemouvement de révolution. On devroit sans doute s’étonner si la Luneétoit immobile comme la Terre; mais, dans son état actuel, il y aune cause puissante qui l’enipêche de s’approcher de nous {De faciein orbe Lunae).

(a) Empedocle , plus de 5oo ans avant notre erç, disoit que l’univers avoit étéarrangé par deux forces, amour e t discorde, c’est-à-dire la force centripète et laforce centrifuge(Freret, Acad, des Inscrip., XV11J, 101 ). Il semble que Pyllia-«ore connut même la loi suivant laquelle l’attraction diminue quand on s’éloigneau centre (3526).