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Tome troisieme.
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v DE l’a TT R ACTION. ’ 4 ô 3

3520 . Copernic avoitla même idée de l’attraction générale, car ilattribuoit la rondeur des corps célestes à la tendance qu’ont leurs dif-férentes parties à se réunir {De Revolut., c. 9); d’où il suivoit quecette tendance avoit lieu dans chaque planele aussi bien que sur laTerre. Tycho lui-même admettoit une force centrale dans le Soleil(1102), pour retenir les planètes dans leurs orbites autour de lui,quoique cette attraction fût difficile à concilier avec son système.!Kepler, génie plus vaste et plus hardi que tous ceux quil’avoientprécédé, porta ses idées plus loin ; il sentit que l’attraction étoit gé-nérale et réciproque, et que l’attraction du Soleil devoit s’étendreaussi à la Terre {De Stella Martis, 1609, Epitome astron. Cop. 1618,.pag. 555; Hist. des Math, par M. Montucla, 1758, Tom. II,pag. 2i3, 5 27, 538 ) ; dans la préface de sa Physique céleste (1206),il dit précisément que si la Lune et la Terre n’étoient pas en mouve-ment, elles s’approcheroient l’une de l’autre, et se réuniroient kleur centre de gravité commun. Il dit ailleurs que l’action du Soleilproduit les inégalités de la Lune; que l’action de la Lune produit leflux et le reflux de la mer; que le Soleil attire les planètes et en estattiré.

Et comment ne pas tirer cette conséquence des phénomènes quel’on observoit? la pesanteur des corps terrestres s’étend sur le som-met des montagnes ; elle s’étend jusqu’au plus haut des airs , d’où lagrêle tombe avec violence aussitôt qu’elle est formée : il étoit doncévident que cette pesanteur devoit s’étendre plus loin que la Terre ,et au-delà des nuages qui l'environnent. La Lune n’est pas fort éloi-gnée de la Terre , dut dire Képler, elle tourne autour de la Terre,elle y présente toujours le même côté ; n’y auroit-il point vers laLune un reste de cette pesanteur qui ramene tout à la Terre? les corpsqui tournent en rond s’échappent bientôt par la tangente , s’ils nesont retenus (i23i) : la Lune devroit s’échapper de son cercle (commeune goutte d’eau s’échappe de dessus une meule) , si la Terre n’avoitassez de force pour l’en empêcher. Ce même raisonnement fit trouverensuite à Newton quelle étoit la loi de cette pesanteur {55i6).

3521. Képler ayant une fois conçu que la Lune étoit attirée par laTerre, et considérant que chaque planeteattiroitaussi (35 17 ), devoiten conclure que la Lune attiroit la Terre ; mais , en considérant leseaux de la mer, qui se soulèvent tous les jours quand la Lune passeau méridien , il ne douta plus que ce 11 e fût là un effet de l’attractionlunaire. Aussi Képler s’exprime sur la gravité d’une façon bien remar-quable pour ce temps-là. Il voyoit toutes les planètes assujetties auooleil, et la Lune à la Terre, comme les corps terrestres ; il sentoit

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