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que l’attraction étoit générale entre tous les corps de l’univers *, quedeux pierres se réuniraient, par leur attraction mutuelle , si ellesétoient hors de la sphere d’activité de la Terre; que les eaux de lamer s’élèveraient vers la Lune si la Terre ne les attirait, et que laLune retomberait vers la Terre, s’il n’y avoit une force avec laquelleelle décrit son orbite et qui la soutient. Voici ce passage remar-quable.
Vera igitur dortrina de gravi Laie his innititur aaciomatibus .... Siduo lapides in aliquo loco iiiundi collocarentur, propinqui invicem,extra orbcm virlulis lertii cognati corporis ; illilapides, ad similitu-dinem duoruin magneticorum corporuni, coirent loco intermedio,quilibet accedens ad alterum tanto intervallo quanta est alterius mo-les in comparatione. Si Luna et Terra non retitiv.rentur vi animait,mit aliâ aliquâ aequipollenti, quaelibet in suo cinzuitu, Terra ascen-deietad Luriam quitiquagesinid quarto parle intervalli; Luna descen-dent ad Terrain quinquagintâ tribus partibus inlcrvalli, ibique junge-rentur : posito tamen quod substantia utriusque sit unius etejusdemdensitatis. Si Terra cessarel attrahere ad se aquas suas , aquac mari-jiae omnes elevarentur et in corpus Lunae influèrent ( Nova. Phys. cœl.Jntrod. pag. 5). 11 explique ensuite très bien les marées par l'attrac-tion de la Lune sur l’océan ( 3768 ).
3522. La comparaison entre les attractions célestes et celle del’aimant paroissoit d’autant plus naturelle à Képler que Gilbert consi-dérait la Terre comme une espece de grand aimant. Perbellum equirdem attigi exemptimi magnelis , et omnino rei conveniens , aeparumabestquin res ipsa dici possit. Nam quid ego de magnete tanquam deexemplo? Càm ipsa Tellus, Gulielmo Gilberto, Anglo > demonstrante tznagnus quidam sit magnes (cap. 34, pag. ij6) <a> .
3523. La lecture des ouvrages de Képler sufFisoit pour persuadereux savans que cette attraction de la inatiere étoit universelle ; aussivoyons-nous qu’en Angleterre et en France , même avant Newton,plusieurs auteurs en parlent disertement.
On trouve dans Fermât le passage suivant : « La commune opinion
,S|) Les découvertes de Képler avoîent été préparées et annoncées par les écritsde trois hommes célébrés; Copernic , Tycho et Gilbert.; il leur rend lui-mêmece témoignage : Neritatis in me sit amor, an gloriæ, loquantur dogmata men,quæ pleraque aliis accepta fero : totam Astronomiam Copernici hypothesibusde mundo, Tj chonis vero Brahei nbsercationibus, denique Gulielmi GilbertiAngli magneticæ philosophie? inœdiftco. (Epit. Astr. Cop. pag. 429.). L’ouvragedont parle ici Képler a pour titre : Gulielmi Gilberti Colcestr. medici Londinen-ais, Tractatus de magnete, et de magrio magnete Tellure (Lond. 1600, Hedirti^,i633}.