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Tome troisieme.
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fi* l’ATTRACTION '4 o 5

* est que la pesanteur est une qualité qui réside dans le corps môme« qui tombe ; d’au très sont d’avis que la descente des corps procédé« de l’attraction d’un antre corps qui attire celui qui descend , comme« la Terre. 11 y a une troisième opinion qui n’est pas hors de vraisern -« blance, que c’est une attraction mutuelle entre les corps , causée« par un désir naturel que les corps ont de s’unir ensemble ; comme« il est évident au fer et à l’aimant, lesquels sont tels, quesi l’aimant« est arrêté , le fer, ne l’étant pas, l’ira trouver, et, si le fer est ar-« rêté, l’aimant ira vers lui ; et, si tous deux sont libres, ils s’appro-« cheront réciproquement l’un de l’autre , en sorte toute fois que« le plus fort des deux fera le moins de chemin « {J^ar. Op. Mat. t

paft- 24.). ,

3524. Bacon, dans ce livre fameux qui a pour titre Instauratiomagna ou Novum organum (Liv. Il, art. 36 , 4 5 et48), parle sou-vent de l’attraction magnétique de la Terre sur les corps graves, de laLune sur les eaux de la mer, du Soleil sur Mercure et Vénus ; il pro-pose des expériences propres à vérifier ces attractions ; et, quoiqu’ilm’ait paru , à la lecture de cet ouvrage, que l’auteur 11’étoit point aufait de l’astronomie , on voit cependant que ce qu’il dit des attractionscélestes étoil propre à fournir des idées très lumineuses et très phy-siques sur la gravité universelle.

Galilée reconnoissoit aussi cette sympathie delà Lune avec la Terre(3296) : Hévélius attribuoit au Soleil une force semblable (3097). _

L’attraction générale étoit sur-tout le principe fondamental du sys-tème que Pioberval publia en 1644 * intitulé Aristarchi Saniii de mun-di systemate liber; il attribue à toutes les parties de matière dont l’u-nivers est composé la propriété de tendre les unes vers les autres. C’estpour cela, dit-il, qu’elles se disposent sphériquement, non parla vertud’un centre, mais par leur attraction mutuelle, et pour se mettreen équilibre les unes avec les autres. Pascal avoit la même idée (Mau-pertuis, Mém. acad., 1734), de même que Borelli Theoricae medic.planet. 1666, Liv. I, c. 2).

3525 . On voitencore l’attraction mutuelle de touslescorps célestesindiquée d’une maniéré positive dans un livre du docteur Hooke ( 5 o 4 ).i« J’expliquerai, dit-il (pag. 27), un système du monde qui différé,« à plusieurs égards, de tousles autres, mais qui s’accorde parfaite-« ment avec les réglés ordinaires de la mécanique -, il est fondé sur« ces trois suppositions-, i°. que tous les corps célestes , sans en ex-« cepter aucun , ont une attraction , ou gravitation, vers leur propre« centre, par laquelle, non seulement ils attirent leurs propres par-ie ties, et les empêchent de s’écarter, comme nous le voyons sur la