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Tome troisieme.
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6 ASTRONOMIE, LIV. XXÏf. v

cc Terre , mais attirent encore les autres corps célestes qui sont dan»

« la sphere de leur activité.; 2 0 . que tous les corps qui ont reçu

« un mouvement simple et direct continuent à se mouvoir en lignecc droite jusqu’à ce que, par quelqueautre force effective, ils ensoientce détournés et forcés à décrire un cercle , une ellipse, ou quelquecc autre courbe composée; 3°. que les forces attractives sont d’autantcc plus puissantes dans leurs opérations que le corps sur lequelcc elles agissent est plus près de leur centre. Pour ce qui est de la pro-cc portion suivant laquelle ces forces diminuent à mesure que la dis-

cc tance augmente, j’avoue que je ne l’ai pas encore vérifiée. Je

cc donne cette ouverture à ceux qui ont assez de loisir et de connois-cc sances ». Cette loi, qu’il proposoit de trouver, fut précisémentcelle que chercha Newton; aussi voyons-nous qu’il cite le docteurHooke , au commencement de son livre De mundisystemate (New-toni Opuscula, 1744)- Voyez la traduction de Newton par madamedu Châtelet, et YHistoire des Mathém. de M. Mon tu cia, iy 58 ,T. II, pas,. 627.

35a6. Il ne manquoit donc plus à l’attraction qu’un géomètre quidécouvrit la loi suivant laquelle elle décroît : Pythagore l’avoic connueà en juger par son harmonie des spheres, dont parlent Pline, Macrobe etCensorin ; le Soleilagissoit sur les planètes en raison harmonique desdistances ( Gregory, praef. in fine) ; ce qui revient à la raison inversedes carrés : mais cette loi étoit oubliée ; elle n’étoit point démontrée,ou plutôt il falloit la découvrir , et Newton étoit plus que personneen état de le faire ; s’il n’eût pas trouvé cette loi, je crois qu’avant lafin du dernier siecle d’autres géomètres l’auroient apperçue ; leschoses étoient trop avancées pour qu’on pûtl’ignorer plus long-temps ;mais Newton en eut la gloire. Je vais tracer l’histoire de cette décou-verte , en traduisant un passage de Henri Pemberton , contemporainet ami de Newton.

« Les premières idées qui donnèrent naissance au livre des Prin~« cipes de Newton lui vinrent en 1666, lorsqu’il eut quitté Cambridge« à l’occasion de la peste. Il se promenoit seul dans un jardin , inédi-te tant sur la pesanteur et sur ses propriétés. Cette force, disoit-il,« ne diminue pas sensiblement, quoiqu’on s’élève au sommet des« plus hautes montagnes ; il étoit donc naturel d’en conclure que« cette puissance devoit s’étendre beaucoup plus loin ; pourquoi 11e« s’étendroit-ell e pas jusqu’à la Lune? Mais si cela est, il faut que« cette pesanteur influe sur le mouvement de la Lune; peut-être« sert-elle à retenir la Lune dans son orbite : et, quoique la force de« la gravité ne soit pas sensiblementnffoiblie par un petit changement