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Tome troisieme.
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ce l'attraction. ^ 407

de distance, tel que nous pouvons l’éprouver ici-bas, il est très« possible que, dans l’éloignement où se trouve la Lune, cette force« soit foit diminuée. Pour parvenir à estimer quelle pouvoit être la« quantité de cette diminution , Newton songea que si la Lune étoit« retenue dans son orbite par la force de la gravité , il n’y avoit pas« de doute que les planètes principales ne tournassent autour du So-« leil en vertu de la même puissance. En comparant les périodes des« différentes planètes avec leurs distances au Soleil, il trouva que, si« une puissance semblable à la gravite les retenoit dans leurs orbites,« sa force devoit diminuer en raison inverse du carré de la distance« (3546). Il supposa donc que le pouvoir delà gravité s’étendoit jus-te qu’à la Lune , et diminuoit dans le même rapport, et il calcula si« cette force seroit suffisante pour retenir la Lune dans son orbite. Il« faisoit ces calculs dans un temps où il n’avoit pas sous la main leste livres qui lui auraient été nécessaires ; et il supposoit, suivant Tes-te time commune des géographes et des marins , avant la mesure de« la Terre faite par Norwood (2640), que 60 milles d’Angleterre fai-te soient un degré de latitude sur la Terre : mais comme cette suppo-« sition étoit très défectueuse, puisque chaque degré doit contenir« iiiilles {-iCS o), le calcul ne répondit point à son attente; il crut« alors qu’il y avoit au moins quelque autre cause jointe à la pesan-te teur qui agit sur la Lune, et il abandonna ses recherches sur cettete matière. Quelques années après, une lettre du docteur Hooke luite ht rechercher quelle est la vraie courbe décrite par un corps grave« qui tombe , et qui est entraîné par le mouvement de la Terre sur« son axe. Ce fut une occasion pour Newton de reprendre ses prê-te mieres idées sur la pesanteur de la Lune. Picard venoit de mesurer*< en France le degré delà Terre (2661), et, en se servant de ces me-«c sures, Newton vit que la Lune étoit retenue dans son orbite par lete seul pouvoir de la gravité (3549) î d’or't ^ suivoit que cette gravité« diminuoit, pour un corps plus éloigné du centre de la Terre, delà« même maniéré qu’il l’avoit autrefois conjecturé. D’après ce prin-te cipc, Newton trouva que la ligne décrite par la chute d’un corps« étoit une ellipse dont le centre de la Terre occupoit un foyer; or les« planètes principales décrivent aussi des ellipses autour du Soleil« (1220): il eut donc la satisfaction de voir que cette solution , qu’il« avoit entreprise par pure curiosité , pourrait s’appliquer aux plus« grandes recherches. Il composa une douzaine de propositions rela-te tives au mouvement des planètes principales autour du Soleil. Plu-« sieurs années après, le docteur Halley étant allé voir Newton à* Cambridge, l’engagea, dans la conversation , à reprendre ses nié-