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Tome troisieme.
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408 ASTftotféMiif, tiv. XXIT.

« ditations à ce sujet, et fut l’occasion du grand ouvrage des Princi-<c pes, qui parut vers le milieu de l’été 1687 (A Niew of Sir lsaac« New ton s Philosopha, London 1728, in- 4 0 . Préface) ». Cet ou-vrage a été traduit en François en 1755 , in- 8 °. E lé mens de la Philo-sophie neutoniene.

3527. J’ajouterai, d’après la vie de Newton (Biographiabritan-nica, in-foi), que c’est dans l’hiver de 1676 a 1677 qu’il trouva queles orbites elliptiques supposoient la force en raison inverse du carréde la distance, et à la fin de 1 683 , qu’il présenta les propositions dontnous venons de parler. Halley, vers la fin de 1 683 , apperçut que cetteloi étoit une suite de celle de Kepler; Hooke et YVren reconnurentaussi la réglé de l’attraction vers le même temps, du moins Newtonen convint dans le scholie de la proposition IV du premier livre; maison croit que c’étoit par complaisance, et parcequ’il étoit ennemi de ladispute : et l’on voit que, dans une lettre du 20 juin 1686, il réfutoitles prétentions deHooke ; voyez la vie de Hooke ( Biographiabritan .).Au reste, Newton avoit sous les yeux plusieurs indications de cetteattraction : la diminution du pendule observée à Cayenne (2669),l’aplatissement de Jupiter observé par Cassini, la libration de l’apogéede la Lune, remarquée parHoroccius (1 435 ), etc.

Depuis ce temps-là, cette attraction universelle des planètes, làtendance réciproque de l’une à l'autre, a été prouvée par les faits detant de façons différentes, elle se retrouve dans des circonstancessi éloignées, enfin toutes les conséquences qu’on en tire sont si biend’accord avec les phénomènes, qu’il n’est plus possible de la révo-quer en doute.

3528. Voici une énumération succincte des phénomènes obser-vés , qui, chacun séparément, suffiroicnt pour prouver l’attraction,quand on ignorerait tous les autres , et qui nous procurent au moinsquinze especes de preuves différentes de cette attraction universelle.^ï. Le flux et le reflux de la mer, qui fournit deux fois le jour la preuvela plus palpable et la plus frappante , pour tous les yeux, de l’attrac-tion lunaire (3765). II. Les inégalités de la Lune, qui dépendent visi-blement du Soleil (i 455 ). III. Le mouvement des planètes autour duSoleil ( 1233 ), avec cette loi, que les carrés des temps sont comme lescubes des distances (1224, 3546 ). IV. La figure elliptique desorbitesde la Lune autour de la Terre, de toutes les planètes et des co-mètes autour du Soleil (3582). V. La précession des équinoxes (3727).VI. La nutation de l’axe delà Terre, produite par l’action de la Lune(3j35). VII. Les inégalités que Jupiter, Saturne, et toutes les pla-nètes, éprouvent dans leurs différentes positions (1168, 3671).