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Tome troisieme.
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DE l’a T T R A C T I O K. 40$

VIII. Les inégalités prodigieuses de la coinele de 1759 , dont la der-nière révolution s’est trouvée de 585 jours plus longue que la précé-dente , suivant le calcul des a (tractions de Jupiter et de Sa tu me ( 3205 ).

IX. L’aplatissement de Jupiter et de laTerre (3764). X. L’attractiondes montagnes sur le pendule (2703). XI. Le changement de latitudeet de longitude des étoiles (ij 5 o ), et la diminution de l’obliquité del’écliptique (2740). XII. Les niouvemens des apsides des planètes( 1 3 14 et suiv. 3672). XIII. Le mouvement de l’apogée de la Lune,qui est prodigieux (1432). XIV. Le mouvement des nœuds de toutesles planètes ( 1 337 , 368 i), sur-tout des nœuds de la Lune, qui estsi considérable et si sensible, que, dans neuf ans, l’orbite de la Lunese renverse, et qu elle passe à 10° des étoiles qu’elle couvrait aupara-vant (1488). XV. Les inégalités des satellites (le Jupiter ( 3 oi 8 ).

3520 . De ces quinze especes de phénomènes, la plupart sont inex-plicables dans le système des tourbillons et du plein , et c’est avoirdémontré d'une maniéré complété l’impossibilité du système desCartésiens, que d’avoir prouvé l’existence de ces phénomènes , et lamaniéré dont ils r sultent de'l’attraction. Il ne saurait y avoir actuel-lement un géomètre, ou un astronome passablement instruit des phé-nomènes et des nouvelles théories , qui puisse rejeter l’attractionnewtonienne.

353 o. Plusieurs physiciens célébrés se sont efforcés d’expliquer laloi universelle de l’attraction par une cause impulsive, par un fluide,comme l’éther, parlemouvementdesatomes, etc. (a) . Mais en seroit-on plus avancé? il resterait à expliquer la cause de ce mouvement pri-mitif; or les causes premières sont au-dessus de notre entendement.

Pour moi, je pense avec Maupertuis et la plupart des métaphy-siciens anglois, que l’attraction dépend d’une propriété intrinsèquede la matière. « Si cette propriété étoit métaphysiquement impossible,« dit Maupertuis (b| , les phénomènes les plus pressans.de la nature« ne pourraient pas la faire recevoir ; mais, si elle ne renferme ni im-

Voyez sur-tout Y F.ssai de Chymie mèchaniquc par M. le Sage , citoyen deGeneve, qui a remporté le prix de l’académie de Rouen, la Lettre du même au-teur , dans le mercure de mai 1756, et son Mémoire intitulé Lucrèce newonien( Mémoires de Berlin, 1782). 11 y a long-temps qu’il travaille à un grand ouvragedans lequel il explique rigoureusement l’attraction et les autres grands phéno-mènes de la nature , par le mouvement en tout sens des corpuscules ultramon-dains. 11 y avoit déjà un ouvrage intitulé Franc. Alb. JXcdt'keri de causa, gravi-tatis Méditatio, Lemgoviæ (Lemgou, en LVtstphalie) , ij 36 , 64 pages in -12,dont M. le Sage lait cas. M. de Luc et M. Prévost ont fait usage de celte causeméchanique pour expliquer l’électricité, le magnétisme, etc.

<b) Discours sur les différentes figures des astres, 1782, in- 8’.

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