‘424 ASTRONOMIE, tIV. XXII.
16" ; d’où il est aisé de conclure la distancedu satellite à Jupiter, cellede Venus au Soleil étant prise pour unité , ou la valeur de r =0,017290 (art. 2920). Si I on prend le cube de r et le carré de t, etqu’on divise r 3 par f 1 , on trouva0,0009370, ou~^. C’estla masse deJupiter, celle du Soleil étant prise pour unité.
Si l’on veut trouver de même le rapport des masses du Soleil et de
la Terre, onar^ l-,^ la distance du Soleil étant prise pour unité ;
c’est leTapport inveise des parallaxes du Soleil et de la Lune, ou ce-lui des distances.
On a aussi le temps périodique de la Lune t— >
c’est le rapport des révolutions delà Lune et de la Terre, ou des mou-vemens séculaires du Soleil et de la Lune : donc > c ’est ^ a
masse de la Terre , celle du Soleil étant prise pour unité , comme jel’ai rapporté dans la table de l’article 1898 : elle différé beaucoup de
celle que Newton supposoit mais les élémens cjue je viens
d’employer sont plus exacts que les siens. Par là on réduit à moitiéles inégalités produites sur le mouvement de la Terre , et qu’on avoitcalculées avec les élémens de Newton ; car plus la masse du Soleilaugmenteroit, plus il seroit diflicile de déranger une planete quitourne autour de lui.
M. de la Place déduit la masse de la Terre de la longueur du pen-dule à secondes , et il la trouve 52!i l 2hlj de celte du Soleil (Mc/n. 1788).:
Si l’on veut comparer celle cle Jupiter à la Terre ( 355 y), on aura ladistance delà Lune 86851 lieues (1708), celle du satellite 96248;doncr=i, 115 ; r 3 — 1,386 ; les révolutions donnent le temps t=
0,06478; ^0,004196; ainsi ~= 33 o., ce qui revient à la masse quiest dans la table (1898).
356o. La masse de Saturne que j’ai trouvée est encore sensible-ment différente de celle que Newton supposoit= 5^7; je trouve
par le quatrième satellite, et environ en y faisant entrer les cinq
satellites ; mais ils donnent des résultats assez diff rens entre eux , àcause du peu de précision qu’il y a dans les observations des satellites
de Saturne, et je^sréfere le résultat tiré du quatrième satellite ^3,en supposant l’élongation du satellite , non pas telle que Newton larapporte, de3'4", mais de 2' 58"2i, comme on la déduit de l’obser-vation rapportée par Bradley (3070).