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Tome troisieme.
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DE LA FORCE CENTRALE. 425

355 1. Il suit des calculs précédens que la masse du Soleil diviséepar le cube de sa distance à la Terre, celle de la Lune étant prisepour unité, est égale à t 1 , ou au carré de la révolution sidérale de la

Lune divisée par celle du Soleil; car la masse du Soleil est -L, en pre-nant pour unité celle de la Terre, et pour r la distance de la Lune :mais si cette distance de la Lune est prise pour unité, celle du Soleilest - , -et le cube de la distance est-L ; divisant la masse du Soleil-E

parle cube de la distance du Soleil on trouve en effet i 1 , c’est lecarré de 27' 7 11 43' divisé par 365’ 6 h 9' 12" : ce carré fait o,oo55^5z= — à-peu-près. Nous en ferons usage pour la théorie de la Lune

{3628, 3691).

3562. Cette force ou cette masse d’une planete, étant divisée parle volume, exprimé de même en prenant pour unité le volume du So-leil , donne la densité de la planete cherchée par rapport à la densitédu Soleil (3557) ; c’est ainsi que l’on trouve la Terre environ quatrefois plus dense que le Soleil et Jupiter , ou dix fois plus dense queSaturne (Newton trouvoit 6 fois seulement, L. III, prop. 8). Nouspouvons les comparer avec des objets familiers : le bois est dix fois

{ dus léger que l’argent; c’est la légèreté de Saturne comparée aveca Terre; la pierre est quatre fois plus légère que le cuivre, c’est lerapport du Soleil ou du Jupiter avec la Terre. Voyez la grande tabledes pesanteurs spécifiques, donnée par M. Brisson en 1787.

3563. Kepler avoit présumé que les densités des planètes les plusvoisines du Soleil dévoient être les plus considérables ; mais il setrompoitsur celle du Soleil : Consentaneum est ut quodque corpus, utSoliviciuius, ita etdcnsius esse ; nam et Sol ipse est omnium corporumloti us mundi densissimum : cujus rei testinionium perhibet immensamultiplex vis quae non pot est esse sine subjecto proportionato ; et locaipsa centra vici/ia ideam quandam angustiae gérant, qualis est incondensatione materiae multae in locum angustum. ( Epit p. 487).

3564. Les densités de Vénus, de Mercure et de Mars , ne peuventse trouver parla méthode précédente, puisque ces planètes 11’ontpointdesatellites qui puissent nous indiquer l’intensité de leur attrac-tion ; mais, voyant dans les trois planètes dont les densités sont con-nues, une augmentation de densité quand on approche du Soleil, onjuge que cet accroissement a lien également pour les trois autres pla-nètes. En essayant de reconnoître une loi dans ces augmentations,ôn avoit trouvé que les densiLés étoient presque proportionelles auxracines des moyens niouvemens ; par exemple, le mouvement de Ju-Tome III. Il h h