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piter est environ de celui de la Terre-, la racine est 0,29, et l’ontrouve la densité de Jupiter 0,26 (1398) ; mais la densité de Saturneest plus petite que ne donnerait ce rapport, et il a fallu en chercherun autre pour établir une hypothèse sur les densités qui nous sont in-connues.
3565 . M. de la Grange observe que les trois densités connues sontplus exactement en raison inverse des distances ( Mèm. de Berlin,1782, pas;. 187); en conséquence il suppose la masse de Vénus i, 3 1,celle de la Terre étant l’unité ; mais la diminution de l’obliquité del'écliptique est moindre que cette masse ne la pourrait causer (2748,2760) ; il en est de même des mouvemens de l’apogée du Soleil, del’aphélie de Mercure et du nœud de Mercure {Mèm. acad. 1786):ainsi nous avons lieu de croire que la masse de Vénus est plus petiteque celle delaTerre, et je ne la supposerai que o,q 5 de celle-ci. L’in-certitude qu’il y a dans cet élément me permet de choisirla masse quirépond précisément à 5 o" de diminution dans l’obliquité de l’éclip-tique (2760) ; c’est un peu plus du quart, ou ^ à ôter de tous les ré-sultats des attractions de Vénus calculés par M. de la Grange (1277,1824, 1 35 1, 1 38 1 ). M. de la Place trouve le logarithme de sa masse4,4166456 {Mèm. 1788), en partant de la même supposition quidonne 5 o" pour diminution de l’obliquité de l'écliptique.
M. Herschel, en 1788 , parla distance du second satellite de saplanete (3076), et sa révolution, avec le diamètre de la planete 3 f, 9,a trouvé sa masse 17,7406, celle de la Terre étant prisepour unité, etsa densité 0,2204 (P kilo s. trans. 1788, pag. 378) : elle devroit être0,0624 ,-suivant la réglé précédente ; ainsi nous avons une nouvelleraison de la suspecter. La masse de Herschel est de celle du So-leil: logarithme 5,7099086.
3566 . Connoissant la masse et le diamètre d’une planete, il est aiséde trouver l’effet de la pesanteur à sa surface, c’est-à-dire la force ac-célératrice des graves dans la planete ; car cette force est en raison dela masse, et en raison inverse du carré de la distance, ou du rayonde la planete. C’est ainsi que jai calculé la table qui contient la vitessedes graves dans chaque planete en pieds et en centièmes de pied(1398) ; ce n’est autre chose que la vitesse des corps terrestres sousl’équateur i 5 p , 104 ( 3543 )multipliée parla masse dechaque planete,et divisée par le carré du rayon, en prenant pour unités la masse et lerayon de la Terre. J’en ai donné un exemple pour le Soleil ( 3532 ).
La pesanteur des corps situés à la surface de Jupiter est plus quedeux fois et demie celle des nôtres. Au lieu de décrire i 5 pieds parseconde , ils en décrivent 89. O11 fait abstraction de la force centri-