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position ; c’est une chose que les adversaires de l’attraction n T onfJamais comprise, et qui cependant influe beaucoup dans l’explica-tion des phénomènes. Il en est de la Lune comme des eaux de lamer , qui s’élèvent deux fois le jour vers notre zénit, une fois quandla Lune domine sur les eaux -ou qu’elle est au zénit, et une foisquand elle est au nadir ( 3771 ) : les observations prouvent que laLune tend à s’éloigner de la Terre également ( ou à très peu près )dans les deux syzygies , et à s'en rapprocher dans les deux quadra-tures : nous le démontrerons par le calcul ( 3635 ) ; mais on le sen-tira aussi par le raisonnement qui suit. Quand la Lune est en con-jonction, elle est plus près du Soleil que n’est la Terre de 1729);elle est donc plus attirée que la Terre de ~ de la force du Soleil surla Terre ; car la différence des carrés est double de celle des ra-cines (3/f23) ; sa pesanteur vers la Terre est donc affloiblie de :nous verrons à l’article 3635 une évaluation plus rigoureuse.
Quand la Lune est pleine ou en opposition , elle est attirée, ilest vrai, du même côté, soit par le Soleil, soit par la Terre-, maisil ne s’ensuit pas que sa pesanteur soit augmentée : en effet, si,dans ce cas, la Lune et la Terre étoient attirées par le Soleil, pré-cisément avec la même force, il 11’en résulteroil aucun changementdans la pesanteur de la Lune vers la Terre, ni dans son mouve-ment autour de la Terre, quoique la Lune fût toujours attirée ditmême côté par cette somme de deux forces ; mais la Terre est plusattirée que la Lune de donc la Terre tend à fuir la Lune autantque la Lune tendoit à s’éloigner de la Terre quand elle étoit nou-velle; leurliaison , leur union mutuelle, leur tendance réciproque ,leur sympathie, leur attraction , est autant diminuée quand le Soleil'éloigne la Terre de la Lune , que quand il éloigne la Lune de laTerre ; donc, en opposition comme en conjonction , la pesanteur estdiminuée et la Lune tend à s’éloigner de la Terre.
3591. La force du Soleil sur une planete qui tourne autour delui , que nous appelions^ 3532 ), n’est pas la seule qu'il faille con-sidérer lorsqu’on veut avoir le mouvement d’une planete autour duSoleil, ou le mouvement tel qu'il serait vu par un observateur situéau centre du Soleil. La planete T (fig. 290 ) attire aqssi le Soleil ensens contraire avec une force T et si l’on veut supposer le Soleil fixe,
il faut attribuer un nouveau mouvement vers le Soleil égal à celuique le Soleil a vers la planete , ou , ce qui revient au même, il faut
supposer que le Soleil attire la planete avec une force ——, c’est-à-