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prix , T. VIII ). L’examen des plus anciennes observations nenous fait appercevoir dans les orbites aucun changement qui puisseindiquer la résistance de la matière éthérée : le mouvement des ap-sides, qu’on y remarque , est produit par l’attraction mutuelle desplanètes ; car on trouve que la résistance du fluide produirait un.mouvement de l’aphélie beaucoup moins sensible qne le change-ment de durée dans la révolution : or celui-ci n’a pas lieu , commeon va le voir ; donc le mouvement observé dans les apsides ne vientpas de la résistance.
3677. Les révolutions des planètes n’ont point éprouvé de chan-gement dans leurs durées : je l’ai fait voir pour le Soleil et pourMars ( Mém. 17.57 et 1 782 ). On avoit cru appercevoir une accélé-ration dans Jupiter ( 1169 ) et une dans la Lune ( 1483 ) : on auraitpu attribuer l’accélération de Jupiter à la résistance de la matièreéthérée; mais le retardement que l’on trouvoit dans Saturne indi-quoit assez, que l’un et l’autre dévoient être un effet de leur attrac-tion réciproque : c’étoit déjà l’opinion de Cassini ( Mém. 1746 )•Les géomètres s’étoient occupés long-temps à rechercher, par lescalculs de l’attraction , l’explication de ces équations séculaires sanspouvoir y parvenir, comme 011 peut le voir dans les pièces de M. Eu-ler sur la Lune , prix de 1770, pag. 94 •> et 1772 ■> P°ë- > etdans celle de M. de la Grange , de même que dans ses Mémoires,qui font partiede ceux de Berlin, 177b, 1781. M. delà Placelut unmémoire en 1785, pour établir la même chose pour les équations sé-culaires des autres planètes : il avoit vû que les attractions des pla-nètes, eri poussant l’approximation jusqu’aux troisièmes puissances,n’avoient aucun effet sur les moyens mouvemens ( Mém. présentés,1778 ). M. de la Grange a démontré rigoureusement que les grandsaxes des orbites ne sont point changés par les attractions mutuelles( Mém de Berlin 1782 et 1783 ).
3678. Mais en 1786, M. de la Place a reconnu qu’il existe dansles mouvemens de Saturne une inégalité de i\(J 49^, dont la périodeest d’environ 877 ans , et dépend de cinq fois le moyen mouvementde Saturne moins deux fois celui de Jupiter. Il a trouvé en mêmetemps , dans le mouvement de Jupiter , une inégalité correspondantede 20 f , d’un signe contraire, et dont la période est la même ( Journaldes savans novemb. 1786 ; Mém. de l’acad. , 1786 ).
3679. En 1787, M. de la Place a reconnu que le changement d’ex-centricité de la Terre ( 1277 ) produit, dans le mouvement de laLune , une inégalité qui ressemble à une accélération ( 1487 ), maisqui ne sera qu’une inégalité d'une très longue période, puisque 1 é-