DU MOUVEMENT DES APSIDES. 479
quation du Soleil augmentera dans la suite ( Journal des Savans,février 1788 ; Man ., 1786. )
Dans le temps qu’on 11e savoit à quoi attribuer l’accélération dela Lune, on avoit cherché à l’expliquer par la figure alongée de laLune ( 33o2 ) , et par la durée du temps que l’attraction pourroitemployer à se propager ( M. de la Place , Mém. présentés, T. \ II,pag. 182; M. Bailly, Astronomie indienne, pag. 147). Mais les ex-plications que nous venons d’indiquer ne laissent plus de motif pourrecourir à ces deux hypothèses ; et l'astronomie doit infiniment àM. de la Place, qui a trouvé enfin la véritable cause de ces phéno-mènes ainsi que les inégalités des satellites.
Il paroît qu’eu général tou test périodique; les planètes se mouvanttoutes dans le même sens, dans des orbites presque circulaires, et peuinclinées les unes aux autres, il s’ensuit, parla théorie, que même lesexcentricités et les inclinaisons sont toujours renfermées dans deslimites étroites, et qu’ainsi le système du monde ne fait qu’oscillerautour d’un état moyen dont il ne s’écarte jamais que d’une petitequantité ( M. de la Place, Mém. de l'acad. 1787 ).
3680. Ainsi la résistance de la madere éthérée n’est pas prouvée ;l’attr action explique tous les effets observés ; et l’on doit reconnoîtreque , si les corps célestes ne sont pas dans un vide absolu, ils sont aumoins dans une matière dont l’effet est insensible, et qui est pour nouscomme le vide : cela seul suffiroit pour dissiper le système des tour-billons et du plein que nous avons déjà réfuté ( 352p ).
DU MO U UE ME NT DES N OE UDS
DÉS PLJNETES.
3681. Si tontes les planètes tournoient autour du Soleil dans urimême plan , ce plan ne changerait point par leur attraction récipro-que, une planete ne pouvant faire sortir l’autre d’un plan où elles sonttoutes deux ; mais ces orbites sont inclinées les unes sur les autres ,et dans des situations fort différentes : chaque planete est tirée sanscesse hors du plan de son orbite par toutes les autres planètes, etchange à tout instant d’orbite. Les astronomes, pour représenterméthodiquement ces inégalités , supposent qu’une planete esttoujours dans le même plan ou sur la même orbite , mais que cetteorbite change de situation : on peut, en effet, représenter tous lesmouvemens d’une planete hors du plan de son orbite primitive endonnant à ce plan un changement d’inclinaison, avec un mouvement