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son nœud ascendant G est dans le Bélier ; alors la Lune attire l’équa-teur terrestre de ce côté-là avec plus de force. Il semble qu’alors l’équa-teur EM devroit se rapprocher de l’écliptique yG; c’est cependantalors même que l’angle est le plus grand, et que l’obliquité de l’éclipti-que, au lieu d’être, par exemple, de 23 ° 28'o", se trouvede23°28'9".,
3745. Mais ce n est pas au point où agit la Lune sur l’équateurterrestre que le déplacement de l’équateur est sensible; c’est à 90*plus loin ( 3721 ). Ainsi quand la Lune , en parcourant la partie L A’(fig. 309 ), agit le plus sur l’équateur Y Q vers les points solstitiaux,c’est vers les équinoxes Y et ^ que cet effet devient sensible ; et iln’en résulte rien pour changer l’obliquité de l’écliptique ou la dis-tance du point E de l’écliptique au point Q de l’équateur.
Mais si la Lune est en G ( fig. 3o6 ), à une certaine distance ducolure NS , que OF exprime la force de la Lune pour incliner l’équa-teur et MO le mouvement diurne de l’équateur, il prendra une nou-velle direction MF, et il en résultera sur le colure des solstices NSun changement AS qui fait la nutation. Cet effet s’accumule pendanttout le temps que la Lune est éloignée de l’équateur ; et commeelle s’en éloigne sur-tout quand le nœud ascendant est dans le Bélier,c’est alors que l’effet est le plus sensible ; voilà pourquoi l’obliquitéde l’écliptique est la plus grande. Mais ce ne sont là que des considé-rations vagues, dont on ne sauroit tirer des conséquences sansle se-cours des calculs rigoureux que j’ai détaillés ci-dessus , et qui sontd’accord avec les phénomènes. Ainsi la précession des équinoxes ,celui de tous les phénomènes de l’attraction qui a donné le plus d’em-barras aux géomètres , et dont la cause paroissoit autrefois la plusdifficile à comprendre, se trouve expliquée d’une maniéré incontes-table , et forme une nouvelle démonstration de cette loi généraledu monde, comme je l’avois avancé ( 3328 ),
FIGURE DE LA TERRESuivant les loix de l’attraction.
8746. Nous avons prouvé, par observation, l’aplatissement de la.Terre ( 2682) ; il faut le prouver actuellement par la théorie géné-rale. Si la Terre étoit une masse fluide et homogène (>> , elle auroitla figure d’un ellipsoïde, dont l’axe seroit plus petit de que le dia-
(a) Homogène et hétérogène viennent de o^oç similis , tteçoç aller ,yévoç genus.