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Tome troisieme.
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524
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524 ASTRONOMIE, LIT. XXII.

3776. De là il suit que si le lieu donné et l’astre qui produit la ma-rée sont tous deux sous l’équateur, la hauteur de la marée est commele carré du cosinus de l’angle horaire, et l’élévation croît à-peu-prèscomme les carrés des temps aux environs du méridien ; c’est aussi ceque l’observation a fait voir ( Mém. acad 1720, pag. 36 o).

3777. Si le lieu donné est éloigné de l’équateur, la hauteur de lamarée est comme le carré du cosinus de la latitude; mais aussitôt quela latitude est assez grande pour que la Lune ne se couche point danscertains temps , il n’y a plus qu’une seule marée dans les 24 heures ,parceque la Lune n’approche qu’une fois de l’horizon. Sous le pôlemême , il n’y a point de marée diurne, puisque la Lune reste sensi-blement pendant toute la journée à la même distance du zénit, et lesphéroïde aqueux tourne sans s’élever à une heure plus qu’à une au-tre. Dans les autres cas, il y a deux marées; l’une répond à-peu-prèsau passage supérieur de la Lune par le méridien , l’autre au passageinférieur : elles sont fort inégales suivant notre hypothèse; mais, dansl’état physique des choses, la plus petite marée est augmentée par laplus grande. C’est sur-tout à cet égard qu’on est obligé de recourir àla théorie des oscillations des fluides (3771), dont les équations ontété résolues depuis quelques années.

3778. Si l’astre n’est pas dans l’équateur, la marée, pour un payssitué sous l’équateur, sera comme le carré du cosinus de la déclinai-son , parceque cette déclinaison sera elle-même la distance de l’astreau zénit, ou la distance du point donné au sommet de l’ellipsoïde.

Si le lieu donné 11’estpas dans l’équateur, la marée supérieure serala plus grande, suivant cette théorie, quand l’astre passera le plusprès du zénit , c’est-à-dire quand la déclinaison de l'astre sera ducôté du pôle élevé. Soit D le pôle (fig. 34o) , GF le parallèle de l’as-tre ; quand il passera en G, le sommet du sphéroïde sera le plus prèsdu zénit Z; mais quand l’astre passera en F, le sommet opposédu sphéroïde aqueux sera en B ; ainsi la marée inférieure sera pluspetite que quand l’astre étoit dans l'équateur M , parceque le pointB, opposé à l’astre, sera plus éloigné du zénit que l’équateur M,quand l’astre sera dans la partie inferieure F du méridien. En prenan tun milieu entre la marée supérieure et la marée inférieure que donnece calcul, on trouve , dans les équinoxes, une marée plus forte quedans les solstices, à moins que la latitude du lieu ne soit très grande.

8779. L’on observe que les marées en Europe sont souvent plusgrandes en effet dans les équinoxes que dans les solstices ; cela vientaussi pour une partie des vents du sud et de l’ouest, qui sont très com-muns dans les temps des équinoxes. J’ai fait voir que l’action du ven-t