644 ASTRONOMIE, LIV. XXÏV.
1. Le Jour, l’heure, la minute et la seconde du passage d’un des bordsde la Lune au méridien, en temps vrai, ou en temps moyen, cequi est plus commode pour les calculateurs.
2. Le passage de l’étoile à laquelle on a comparé la Lune, et le pas-sage du jour suivant, ou le mouvement de l’horloge d’un jour àl’autre.
3 . L’ascension droite du centre de la Lune qui en résulte.
4. La distance au zénit du bord supérieur ou inférieur de la Luneau moment du passage du centre par le méridien.
5 . La déclinaison vraie de la Lune qui en résulte , pour le temps dupas-sage du bord de la Lune au méridien.
6 . La longitude du centre de la Lune pour le moment de l’observa-tion , comptée de l’équinoxe moyen.
y. La correction à faire aux tables pour la longitude, ou l’erreur destables. J'ai coutume d’y mettre le signe -f- quand il faut ajouter àla longitude des tables : il y a des astronomes qui mettent —; ilfaut avoir soin de s’expliquer.
8. La latitude vraie du centre de la Lune pour le moment de l’obser-,vation.
9. La correction des tables en latitude.
Par ce moyen l’on met sous les yeux de ceux qui voudront enfaire usage, toutes les choses nécessaires pour vérifier le calcul, ouréduire l’observation avec d’autres élémens, lorsqu’on aura des ta-bles plus exactes, ou qu’on aura lieu de suspecter une observation etqu’on voudra la vérifier.
4148. J’ai mieux aimé, dans l’exemple et dans les préceptes ci-dessus, cherchèr la déclinaison pour le temps où le bord a été ob-servé, que de chercher l’ascension droite pour le passage du centre dela Lune ; i°. parceque j’aime mieux choisir un instant qui est donnépar une observation immédiate; 2°. parceque le calcul est un peuplus court; 3 °. parceque la réduction est beaucoup moindre, quel-quefois nulle ; 4 0 . parcequ’on n’a pas toujours la hauteur observéedans le moment même où le centre passoit par le méridien.
4149. Le calcul de l’observation d’une éclipse de Soleil ou d’étoilepar la Lune se réduit à trouver le temps de la conjonction vraie et lalatitude au temps de la conjonction ( 1971 ) ; il en est de même ducalcul d’un passage de Vénus ou de Mercure sur le Soleil ( 2iô3 ).