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Tome troisieme.
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646
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astronomie, uv. XXIV.*

4 1 54 . Le même jour j’observai avec un quart-dc-cercle de troispieds ( 23 11 ) la hauteur méridienne du centie de Saturne; et aprèstoutes les réductions nécessaires ( 2582 ) , je trouvai la déclinai-son de Saturne io° 35 ' 20" boréale. Si l’on n'avoit observé que lahauteur du bord de Saturne, il faudroit chercher son diamètre pour lejour donné; pour cela on calculeroitpar les tables la distance actuellede'Saturne à la Terre (1146), et l’on diroit : Cette distance est à ladistance moyenne du Soleil, ou l’unité, comme le demi-diametre,vu à cette distance ( i 3 p 3 ), est à celui qu’il faut employer. Si l’onveut aussi tenir compte de la parallaxe , on dira : La distance de Sa-turne à*la Terre est à la distance moyenne du Soleil à la Terrecomme 8",6 sont à la parallaxe horizontale de Saturne. 11 faut en-suite la multiplier par le cosinus de la hauteur pour avoir la parallaxede hauteur qu’on ajoute à la hauteur observée ; mais pour Saturnecette quantité est insensible.

41 55 . Connoissantl’ascension droite et la déclinaison de Saturne,-on trouve sa longitude ( 898 ) i‘4° 5 o' 56 " et sa latitude 2* 43 ' 25 "australe, en supposant l’obliquité apparente de l’écliptique 23 ° 28^22" ( 2897). V. les tables, page 2,

41 56 . On s’est contenté souvent de trouver le lieu de la planetesans le secours d’une étoile, par le temps vrai de son passage au méri-dien , c’est-à-dire en la comparant seulement au Soleil ; mais il fau-droit, i°. avoir le temps vrai avec une extrême exactitude, c’est-à-dire à un quart de seconde ; 2 0 . supposer le mouvement de l’horloge•uniforme à un quart de seconde près dans un espace de 24 heures ;5°. être assuré avec la même précision de l'erreur du mural, ou dela lunette méridienne à la hauteur du Soleil et à celle de la planete,quoique ces hauteurs soient ordinairement très différentes ; 4°- sup-poser encore que cette erreur est la même le jour et la nuit, à midiet à minuit ; 5 °. connoitre le lieu du Soleil avec la même précisionque celui de l’étoile. Toutes ces suppositions sont difficiles à adrmettre : on en sauverait quelques unes en prenant des hauteurs cor-respondantes de‘la planete et du Soleil ; mais si l’on vouloitse livrer àun travail aussi pénible, il vaudrait encore mieux observer les hau-teurs correspondantes d’une étoile bien connue, ou même de deux ,ce qui serait plus exact.

4157. L’esprit de la méthode que j’ai coutume d’employer con-siste à déterminer le lieu de la planete par le moyen d’une étoile , età n’employer le lieu du Soleil que pour savoir à quelle heure le lieude la planete en différera de six signes, c’est-à-dire sera eu opposi-tion ; par ce moyen une erreur de quelques ^coudes sur le temps