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Tome troisieme.
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684 aSthonômif, liv. XXIV.

*cpere, dit-il, que Teneur du lieu calculé passera rarement 4 f î cç« qui sera peut-être suffisant pour l’usage de la navigation. :»

41 72. Hallcy s’en tenoit aux appulses et aux occultations d’étoiles,parcequ’on n’avoit alors aucun instrument propre à comparer la Luneaux étoiles qui en étoicnt éloignées : depuis ce temps-là , le quartierde réflexion, exécuté en 1781 par Hadley ( 2487, 4 l 7$ ) 1 a donnéun moyen facile de mesurer les distances sur mer à une minute près ,taùssi bien que les hauteurs de la Lune -, ce qui fournit plusieurs mé-thodes pour déterminer le lieu de la Lune en iner.

4173. Les éclipses de Lune, les éclipses de Soleil, les conjonc-tions de la Lune aux étoiles et leurs éclipses, seraient la maniéréla plus naturelle de trouver la longitude -, c’est celle qui fut employéele plus anciennement : mais elles sont trop rares pour pouvoirsuffire aux besoins de la navigation. Pour les éclipses de Lune(2471)1 on cherche ordinairement par le commencement et la fin,ou par l'immersion et l’émersion , le temps du milieu de l’éclipse;on compare ce temps observé avec celui que donne le calcul pour leméridien des tables; et la différence des temps convertie en degrésdonne la différence de longitude cherchée.

Les éclipses du premier satellite de Jupiter pourraient s’employerau même objet; mais il est fort difficile de les observer en mer , àmoins qu’on ne soit dans une chaise marine suspendue, comme celleque M. Irwin ht exécuter en Angleterre vers 1760, et dont l’idée setrouve en entier dans le Cosmolabe de Jacques Besson , imprimé àParis en \S6j.

Pour les éclipses de Soleil ou d’étoiles on cherche le temps vrai dela conjonction vraie parle moyen de l’observation : ce temps vrai,trouvé pour le lieu où Ton observe, différé de celui qui est donnépar le calcul pour le méridien des tables, ou de celui qu on y a ob-servé , et la différence est celle des deux méridiens ( 1971 et suiv. ).

4174. La méthode des distances de la Lune au Soleil ou à uneétoile est d’un usage beaucoup plus général. Elle a été suivie parHalley, et ensuite par la Caille qui Ta perfectionnée et simplifié®( Ephém . de 1 780 à 1764); M. le Monnier lui-même paraît l'avoiradoptée ( Instit. astron., pag. 320 ; Observations , L. I, Paris 1701,in-folio ). M. Maskelyne , actuellement astronome royal d Angle-terre, envoyé à l’isîe de Sainte-TIélcne en 1761, ayant éprouvé etvérifié l’exactitude de celte méthode, la recommanda aifx astrono-mes et aux marins de la maniéré la plus pressante dans son livre in-titul ê British mariner’s Guide, London 176 3 , in-/\°, où il donna despréceptes nouveaux et des méthodes faciles pour en faire le calcul: