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enfin on calculs en Angleterre depuis 1767 un almanach nautique ,tel que la Caille l’avoit proposé , et qui est uniquement fondé surcette méthode des distances.
4175. Les instrumens avec lesquels 011 peut observer ces distancesen mer sont des instrumens à réflexion, que Newton proposa vers1700 ( Philos . T'rans. 1742, n°. 1 65 ; Wales, Observations, préfi,p. xxxij ). Hook avoit eu une idée pareille en 1681, comme on levoit dans ses œuvres posthumes imprimées en 1705, dans l’Histoiiede la société royale de Bireh (IV, 102), dans Stone, Appendix à latraduction angloise du traité des instrumens de Bion.
Ces instrumens, appelles quelquefois octans, sextans, ou quartiersde réflexion, sont décrits dans le Recueil des machines de l’acadé-inie, T. VI, dans les Transactions Philosophiques de (impri-mées en françois à Paris, 11 e5 420, \i 5 ). Il faut voir aussi les mé-moires rédigés à Pobservatoire.de Marseille par le P. Pézenas ; l’Op-tique de Smith ; le Guide du navigateur , par M. Pierre Lévêque( Nantes 1778, in- 8°. ); le Nautical Almanac de 1788 ; les Transac-tions de 1781 , Mémoire de M. Atwood ; la Description des octanspar M. Magellan ( Paris 177 5 , in-4 0 , ) ; et la Collection des différonstraites de physique, parle même ( Londres 1780, in-/\°. ).
M. de Charnières avoit proposé d’employer sur mer un héliometre(2439 ), qui eût plusieurs degrés d’amplitude, et qu’il appella méga-metre: il en fit exécuter qui réussirent assez bien, et l’on en trouvela description dans son livre, Théonc et pratique des Longitudes,Paris 1772.
Magellan, dans son dernier ouvrage en 1780 , traita sur-tout del’usage du cercle entier pour observer en mer suivant la méthodeproposée par Romer et Mayer ( 2333 ). Celui-ci avoit donné en 1752à l’académie de Gottingen la description d’un instrument où il mon-'troit le grand avantage de multiplier les observations sur les diffé-rens points de la circonférence : il l’expliqua plus au long dans sonmémoire sur les longitudes, envoyé à Londres en 1755. M. le che-valier de Borda 1 a encore perfectioné, Description et usage du cei'-,cle de réflexion, Paris 1787, 120 pages in- 4 0 .
Avec un cercle d’un pied de diamètre on peut pousser la préci-sion à 2" quand le cercle est fixé sur terre, comme on l’a éprouvé en1788 dans la mesure des triangles entre la France et l’Angleterre. En1790, MM. Borda, Cassini et Méchain ont observé le solstice avecun cercle de 5 pouces de diamètre, et ils ont jugé qu'on pouvoits'assurer de i r '.
Il y a sur ce cercle deux réglés, dont une porte le niveau et i’au;