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Tome troisieme.
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656
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656 ASTRONOMIE, LIT. X X ï V.

lie la lunette ; l’une tourne sur une face du cercle , l’autre sur la faceopposée, autour du centre du cercle, et le cercle peut tourner au-tour d’un axe horizontal.

Supposons qu’on ait mis la lunette sur le commencement de la di-vision , et qu’elle soit dirigée au Soleil, le niveau étant bien placé ,le Soleil supposé à 24° du zénit; on retourne aussitôt le cercle ; onplace le niveau , l’on fait faire 48° à la lunette pour la diriger de nou-veau vers le Soleil, et l’on a le double de la distance au zénit; on re-vient à la première situation de l’instrudfent, et, en faisant mouvoirle cercle, on dirige la lunette au Soleil; on le retourne, et on faitfaire encore 48° à la lunette pour atteindre le Soleil; la lunette setrouve alors à 96°, et l’on a le quadruple de la distance au zénit. Encontinuant de même , au bout de huit retournemens , on aura fait lecercle entier et 24° de plus : l’erreur qu’on pourra commetre , jointeà celle de la division, sera 16 fois moindre sur la distance cherchéede 24°, et les erreurs de divisions se compenseront. M. le Noir estoccupé à faire un cercle de trois pieds dans le même genre.

Pourvérifier si les miroirs d'un instrument à réflexion sont bien pa-rallèles , on mesure le diamètre du Soleil en avant et en arriéré dupremier point de la division : en répétant l’observation plusieurs fois,l’on peut s’assurer de la vérification, à 20" près, sur un quartier de ré-flexion de 18 à 20 pouces , où il y ait une division de Vernier ( 2343 ).Il est important de s’assurer aussi que les deux surfaces du grandmiroir sont bien parallèles, en mesurant des hauteurs méridiennesdans des lieux où la latitude est bien connue, et des distances d’étoilesdont onconnoît d’ailleurs la valeur exacte ( 786). Voj. M. Lévêque,Guide du navigateur ; M. de Borda, Description du cercle de ré-flexion ).

4176. Je supposerai qu’on ait observé la distance du bord de laLune à une étoile ou au bord du Soleil; cette distance, accourciepar les réfractions et modifiée encore par la parallaxe de la Lune, doitétie corrigée ou dégagée de cette double inégalité ? pour qu on ait ladistance vraie ; ce sont ces deux corrections qui en font la principaledifficulté , comme je le dirai bientôt.

Cette méthode des distances a l’avantage de ne dependie essen-tiellement que d’une seule observation de distance ; elle n exige pasque l’on connoisse la hauteur de la Lune avec précision ; elle dé-pend très peu de la déclinaison de la Lune et de la hauteur du pôle;elle ne-suppose pas qu’on ait un horizon clair-fm , c est-a-diie biendégagé de vapeurs ; elle n’entraîne pas des calculs aussi longs queceux de l’ascension droite de la Lune ; enfin la réduction de la dis-tance