674 ASTRONOMIE, LIV. XXIV.
qu’un pilote, sans savoir l’astronomie ni le calcul, peut en unetlemi-heiire de temps trouver la longitude en mer à un demi-degréprès. Il suffit de connoître sept à huit étoiles dans le ciel, de pouvoirmesurer une distance avec le quartier de réflexion, et de savoirl’addition et la soustraction. Mais il faut avoir le Naucical Almanacou la Connoissance des temps pour l’année où l’on se trouve.
/| 2 o 5 . Sur la comparaison des méthodes précédentes, je vaisrapporter ce que M. Carouge a éprouvé après s’en être occupélong-temp savec intelligence et avec soin, et avoir appliqué chaqueméthode à beaucoup d’exemples.
Les grandes tables angloises donnent le plus souvent la distancevraie à une ou deux secondes près : M. Carouge ne les a jamaistrouvées en erreur de plus de 7" , et rarement même de5 " ; le moins habile calculateur peut en apprendre l’usage endeux heures ; et en huit minutes de temps on trouve la distance vraieavec toute l’exactitude nécessaire. Il faut avoir soin de consulterl’errata qui est considérable.
La formule de M. de Borda ( 4190) n’exige que 17 à 18' ; elle estrigoureuse à un dixième de seconde ; elle ne suppose de la part ducalculateur aucune attention aux différens cas de la trigonométrie.,Celle de M. de Lambre est encore un peu plus courte.
La méthode trigonométrique ( 4 i 83 ) n’est guere plus longue ;mais elle exige des attentions et une connoissance de la trigonomé-trie , qui font qu’elle est moins à la portée du commun des naviga-teurs.
La méthode de Dunthorn ( 4 1 93 ) n’exige que 12 minutes detemps ; ainsi, après celle des grandes tables , c’est la plus courte ;son application est aisée, elle est suffisamment exacte; mais pourl’employer il faut avoir une table des sinus naturels et une des dif-férences logarithmiques.
La méthode des angles au Soleil et à la Lune ( 4184 ) n’est pasplus courte que les autres ; elle est beaucoup moins exacte si les dis-rances ne sont pas fort grandes , mais elle a une grande facilité parl’opération graphique , quand on se contente d’une précision de 3 o'L
4206. Il 11e manquoit plus , pour l’entiere facilité des calculs de lanavigation, que d’avoir des tables horaires pour trouver l’heure enmer par la hauteur du Soleil ou de l’étoile , et éviter la résolution dutriangle PZS , dans lequel on connoît les trois côtés. J’avois engagé,il y a plus de vingt ans, M. Pierre Levêque, habile professeur d’hy-drographie et de mathématiques à Nantes , à calculer ces tables ho-raires, comme il avoit calculé celles du Nonagésime pour tous-les pays-