Band 
Tome troisieme.
Seite
676
JPEG-Download
 

6^6 ASTRONOMIE, UV. XXIV.

peut observer la hauteur d’une étoile qu’à 2 ou 3 minutes près, etmême celle de la Lune, dont les reflets empêchent souvent qu’onpuisse bien distinguer l'horizon. On préféré donc les hauteurs du Sa-leil, qui peuvent se prendre à une minute près pour observer le tempsvrai, que l’on a par conséquent à i 5 w près : avec quatre octans faitsen Angleterre, dont M. de Verdun et ses officiers se servoient en1770 pendant six mois , on ne trouvoit presque jamais plus d’uneminute de différence entre les hauteurs méridiennes , quoiqu’il n’yeût qu’un seul octant à lunette , les trois autres étant à pinnules.

4208. Les distances de la Lune au Soleil sont préférables à cellesde la Lune aux étoiles , pareeque la scintillation des étoiles, et d’au-tres fois la difficulté de les bien voir, font des obstacles à l’exactitudedes distances de la Lune aux étoiles. D’ailleurs les montres à se-condes , quoique bonnes, sont à peine suffisantes pour conserverl'heure qu’on a déterminée pendant le jour par des hauteurs du So-leil; et les hauteurs d’étoiles sont plus difficiles à prendre que cellesdu Soleil.

L’on choisit, tant qu’on peut, des distances qui soient entre io° et90V on peut aller jusqu’à 120° avec les instrumens ordinaires ; maisil est alors plus difficile de les tenir dans le plan des deux astres. Aucontraire , si la distance est trop petite , les réductions sont tropfortes, et 11e sont pas assez, exactes, du moins par certaines métho-des ( 4187 ).

Jl faut, autant qu’il est possible, que l’astre le moins élevé ait aumoins io° de hauteur, à cause de l’inconstance des réfractions.

4209. Les observations sont plus exactes, r°. lorsque la Lune estpérigée , 2 0 . lorsque la Lune descend et que le Soleil monte, commeaux environs du dernier quartier, 3°. quand les deux astres sontà-peu-près dans le même vertical, de maniéré que le changement deJa parallaxe contribue à rendre le changement de distance plusprompt, ce qui rend le résultat pins exact.

4210. Comme l’on sait à-peu-près de combien est la distance de laLune à l’étoile que l’on veut mesurer parle calcul de l'Almanachnautique, on fixe l’alhidade sur le degré, on place l'instrument à-peu-près dans le plan des deux astres, et en le faisant balancer lé-gèrement , il est aisé de les trouver l’un et l’autre dans la lunette.

Il est difficile de faire de bonnes observations quand on.a un grostemps, soit a\;ec le vent arriéré qui augmente le roulis, soit au plusprès , le tangage étant ordinairement fort ; mais lorsqu’on a vent lar-gue et que le vaisseau est moins agité, on peut trouver la longitude,au moins à un degré près, çlans l’espace de trois quarts d’heure au