VI
PRÉFACE.
disciples. « Et après quelque espace de tempsqu’il y eut demouré et fort bien estudiéen tous lessept arts liberaux, il disoit que ces toit une bonneville pour vivre et non pour mourir. » On voit déjàRabelais qui se dispose à quitter Paris pour allerapprendre la médecine à Montpellier, où il s’inscri-vait en qualité d’élève du professeur Jean Schjron ,à la date du \ 6 septembre 1530. « Et trouva lalibrairie de Sainct-Victor fort magnifcque, mes-mement d’aulcuns livres qu’il y trouva, desquelzs’ensujt le répertoire. »
La bibliothèque de F abbaye de Saint-Victor étaitcélèbre à cette époque par le nombre et l’impor-tance des manuscrits et des livres imprimés quellecontenait; on verra, dans la notice que nous luiconsacrons , Fhistorique de sa naissance et.de sesdéveloppements. Mais Rabelais faisait peu de casde la plupart des ouvrages qui formaient alors labase d'une bibliothèque de couvent : « Comme audefaut des gens qui enseignassent la bonne philo-sophie et les belles-lettres , dit Le Duchat, lesmeilleurs esprits de ce temps se jettèrent tousdans les ergoteries de la, scolastique , Rabelaisprend de là occasion de se moquer , dans tout cechapitre , des livres de cette bibliothèque. »
Selon le Scaligerana, ce n’était pas sans raisonque Rabelais s'en moquait, car « il ri y avoit en-core rien qui vaille dans la bibliothèque de Saint-Victor , du temps de Scaliger. » Le répertoire queRabelais a donné des principaux livres de celte