VIII
PRÉFACE.
teau de Fontainebleau ; outre que, les chanoinesde Saint-Victor de son temps n’étant pas à beau-coup près du mérite de ceux-ci, il ne se metloitpas en peine d’eux, pourvu qu’il eût un sujet dedébiter ses visions. Tout en est divertissant et plai-roil bien davantage si on avoit la clef des livresqui ne sautent pas aux yeux, comme certainsfont, car, outre les anti-moines, il y a sans doutedes titres qui cachent quelque chose de mysté-rieux. »
Le moins savant, mais le plus spirituel des com-mentateurs de Rabelais, a parfaitement appréciéle genre de tortures que l’explication de ce cata-logue préparait aux Saumaises futurs des œuvres deRabelais : « Le chapitre vn, dit Le Motteux dansles notes de sa traduction anglaise du Gargantua etdu Pantagruel, n’est pas simplement une raillerieaux dépens de ces gens de lettres qui remplissentleur cabinet de méchants livres, ou qui n’en cher-chent point d’autres dans les bibliothèques ; c'estencore une satire qui regarde quantité d'écrivainsconnus de son temps et diverses affaires d impor-tance. Tout cela mériteroit bien d'être commenté,mais je h 1 ai pas le doisir de feuilleter un grand,nombre d auteurs qu'il faudrait consulter pourremplir une tâche de celte nature. »
Eloy Johanneau réa fait que renchérir surles divagations philologiques de Le Duchat, sanstenter le moindre effort pour établir le sens desarticles de ce catalogue burlesque, « en partie