PRÉFACE.
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souvent problématiques. Il s agissait non-seule-ment de deviner quelle avait été la pensée deRabelais, mais encore de rattacher cette pensée àVexistence de l'ouvrage qu'il avait voulu ridicu-liser. Il y avait donc une hésitation perpétuelleau milieu des analogies de toute espèce que nousoffraient l'histoire littéraire et la bibliographied'une époque bien peu connue aujourd'hui, quoiqueles sources où il faut puiser pour la connaîtresoient innombrables et fort abondantes.
Nous n'osons pas nous vanter d'avoir complète-ment réussi dans cette œuvre de divination biblio-graphique ; nous nous sommes trompé plus d’unefois sans doute , mais nous avons fait assez de dé-couvertes certaines , pour encourager ceux qui vou-draient en faire de nouvelles, après nous, en sui-vant la meme voie et peut-être en employant lesmêmes procédés. Ce qui nous rassure dans le ré-sultat de notre enquête rabelaisienne, c’est qu'ilsera presque impossible de nous convaincre d’er-reur , lors même que nous aurions fait fausseroute. Il sera tout aussi difficile , il est vrai , deprouver , d’une manière incontestable , cque nousavons rencontré juste dans nos suppositions quel-quefois hasardées. Le critérium manque absolu-ment, dans des questions qui reposent sur deséquivoques, des assonances , des similitudes tou-jours un peu vagues , et des rapports d'idées à peinesaisissables pour /’esprit le plus prompt et le pluscapricieux.