XIV
PRÉFACE.
prochaine avait été annoncée dans le monde deslettres. La ville de Tubinge , désignée comme lieu,de h impression d’une partie de ces livres , doit s’en-tendre de Lyon , sinon de Strasbourg , où V impri-merie étaitplus active que partout ailleurs. EloyJohanneau dit que « Tubinge était une ville oùs’imprimaient alors tous les livres défendus enFrance. » Les Annales typographici, de Maittaireet de Panzer, donnent un démenti formel à cetteassertion dénuée de toute apparence de preuves.Le Duchat n’a pas mieux compris le texte de Rabe-lais , quand il prétend que cette phrase concerne desouvrages plus satiriques que les précédents , et quin auraient pu s'imprimer en France, où la libertéde la presse n’existait pas comme en Allemagne.Les livres imprimés réellement à Tubinge depuisl’invention de Vimprimerie jusqu'en 1 532, sontpeu nombreux et n’offrent aucun intérêt. Il fautdonc , répétons-le , chercher Tubinge à Lyon ou àStrasbourg, ces deux villes qui se disputaient la(qualification d’Athènes moderne et qui produi-saient , à elles seules , autant de livres que le restede / 'Europe savante.
Lorsque Rabelais fit qmraître , en 1533, sous lepseudonyme de maître Alcofrybas Ncisier, le Pan-tagruel , qui n'était pas réellement la. suite de laChronique gargantuine et qui h annonçait pas de-voir être suivi d'autres livres de la meme histoire ,il était connu à Lyon, sous son véritable nom ,comme un habile médecin, surtout pour le traite-