DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 39
11 n’y a pas loin de la flèche au carquois; nousne serions pas éloigné de chercher le Vistempénarddes Prescheurs dans un gros recueil de loci com-munes à l’usage des prédicateurs, lequel fut réim-primé plusieurs fois sous le nom de Pharetra, à lafin du quinzième siècle ; voici le titre complet de celivre, qui était alors dans toutes les bibliothèques dethéologie : « Pharetra, auctoritates et dicta SS. Doc-torum, Philosophorum et Poetarum ordine alpha-betico disposita continens. Sine loco et anno ( Ar -gentorati, circa 1500), in-fol. »
Ce n’était pas là le seul guide-âne de la prédica-tion : les élèves de Turelupin se servaient beaucoupd’un autre recueil aussi volumineux, qui eut ungrand nombre d’éditions et dont l’auteur sembleavoir quelque droit à revendiquer le Visternpénard,ne fût-ce qu’à cause de la rime de son nom : « Fr.Joannis Bromyard, ordinis Prædicatorum, Summaprædicantium, e divinis, canonieis et civilibus legi-bus ordine alphabetico contexta. Lugduni, 1522,in-4. »
Quant au nom de Turelupin ou Turlupin, ilétait devenu proverbial, dans le sens de : fou fu-rieux, depuis que la secte des Turlupins avait scan-dalisé Paris en 13T2 : ces hérétiques allaient nus etfaisaient la pauvreté devant tout le monde.
7. La Couilue barine des Preux.
Allusion à l’ouvrage suivant, qui était réputéindispensable dans une bibliothèque bien choisie :
« Les neuf Preux. ■— Cy fine le livre intitulé le