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ther et les hérétiques. Il se sera rappelé aussi sansdoute un autre écrit plus hostile et plus perfide en-core, qui avait fait beaucoup de bruit, et dontPrierion’était pas l’auteur, quoiqu’on le lui eût attribuégénéralement. Yoici le titre de cet écrit impriméen 1519 : Trac talus quidam solemnis de arte etmodo inquirendi quoscumque hæreticos.
17. Le Beliné en Court.
Allusion au vieux poëme moral, en prose et envers, de René d’Anjou, roi de Sicile : C Abusé enCourt , qui avait été réimprimé quatre ou cinq foisà la fin du quinzième siècle. Voy. les différentes édi-tions de cet ouvrage décrites dans le Manuel dulibraire. Du Verdier transcrit, d’après une autreédition, le titre détaillé de ce livre : « l’Abusé enCourt, qui se complaint à l’Acteur du temps perduqu’il a fait tout le temps de sa vie, et l’Acteur luydonne bon enseignement et à toutes personnes.Lyon , Jean Larnbanj , sans date, in-4. »
Le Duchat dit, dans ses notes sur le titre de celivre, que « beliner quelqu’un, c’est en faire uneespèce de bélier ou cocu. Ainsi, le Beliné de Courtpourrait bien ne signifier autre chose que Y hommedevenu cocu à la cour , comme il s’en trouvait plu-sieurs à celle du roi François I er . » Cependant, Ra-belais, en employant ce même mot beliné dans leprologue du livre IV, lui donne une significationprécise, en y ajoutant les mots corbiné, trompé ,affiné. Quant au jeu du beliné, qui est mentionnéparmi les Jeux de Gargantua, on ne sait pas ce que