DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 77
Au resPe, le Cabat des notaires avait une antiquitérespectable, puisqu’il remontait, dit-on, aux Ro-mains et aux Grecs.
Les livres écrits en français sur le style et lapratique des notaires étaient encore à peu près in-connus à cette époque, oîi la plupart des actes se ré-digeaient pourtant en langue vulgaire - , mais il y avaitdivers traités du notariat, écrits en latin, très-usuelsen France comme en Italie et en Allemagne, où ilsfurent d’abord imprimés, entre autres celui qui portepour titre : de Arle Nolarii (Coloniæ, Henr. Quen-tell, circa 1520, in-8).
Rabelais peut avoir emprunté l’idée de son Cabatau libellus d’un jurisconsulte de l’Université de Pa-doue, Joannes Jacobus Garnis, qui a publié : Libel-lus de Tabellionibus (Bononiæ, Henr. de Colonia,1482, in-4).
Il y a, dans l’ancien catalogue des manuscrits deSaint-Victor, plusieurs traités qu’on doit mettre aussidans le Cabat des notaires; nous n’en citerons qu’un :
Summa magistri Rolandi de officio tabelliona-tus, indecempactosprincipales divisa, seu de offi-ciio nolarii , de contractiùus et ultimis volunta-tibus , pup. S, n° 5. (830.)
19. Le Pacquet de mariage.
Ce titre nous paraît faire allusion à l’ouvragesuivant :
« Le Guidon et gouvernement des gens mariez,traité singulier du saint sacrement, estât et fruict demariage ; et de la grande excellence, perfection,
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