DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAI1NT-VICTOB. 83
« L’Aguillon d’amour divine. Paris, Pierre leCaron , 1474, petit in-4 goth. »
Souvent réimprimé. Quelques éditions sont inti-tulées : VEsguillon dAmour divin.
• Il y a encore un autre ouvrage mystique, imprimeau quinzième siècle, dont le titre a beaucoup derapport avec le précédent :
« L’Esguillon de la crainte de Dieu, pour bienmourir. Paris , 1492, in-fol. goth. »
Rabelais, au ch. 2 du second livre, explique cequ’on entendait par des aiguillons de vin, lorsqu’ilreprésente Badebec préludant à l’enfantement dePantagruel, par l’évacuation successive de muletschargés de sel ; de dromadaires chargés de jambonset de langues de bœufs fumées ; de chameaux char-gés d’anguillettes, etc. « Yoicy bonne provision,dirent les sages-femmes : aussi bien, ne beuvions-nous que laschement, non en lancement. Cecy n’estque bon signe, ce sont aiguillons de vin. »
Le traité de saint Bonaventure, Stimulus amorisin Deum, avait été imprimé plusieurs fois en latin fet la bibliothèque de Saint-Victor en possédait plu-sieurs manuscrits. Voy. l’ancien catalogue de cettebibliothèque, pupitre LL.
23. L’Esperon de fourmaige.
C’est une allusion moqueuse à l’ouvrage sui-vant :
a L’Esperon de discipline pour inciter les humainsaux bonnes lettres, stimuler à doctrine, animer àscience, inviter à touttes bonnes œuvres vertueuses