DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 95
place celui de trépied pour amener une équivoque,nous paraît faire allusion à deux ouvrages à la fois,tout à fait différents d’ailleurs :
Le premier de ces deux ouvrages aura fourni àRabelais l’emploi assez inusité du mot trépied; ilest intitulé :
u Le Passetemps et le Songe du triste. Paris, Je-han Longis , 1530, in-8 goth. »
L’auteur de ce recueil de poésie est inconnu ; maison lit à la fin du volume ce quatrain singulier quirenferme la date de l’impression exprimée en rébus :
L’an de trois croix cinq croissans ung trepier,
Vindrent d’Espagne noz seigneurs filz de France,
Et à Bayonne de juillet le premierDe leur otage fut faiete délivrance.
Rabelais a voulu peut-être se moquer de ce trepier ,qui représente le millésime, et de ce rébus de Picardiequi avait procuré un bon pense ment au lecteur.
Quant au sujet purement édifiant que semble an-noncer le titre du livre de la bibliothèque de Saint-Victor, il se retrouve assez identiquement dans uneancienne traduction du Cordiale quatuor novissi-morum :
« De quatuor novissimis, ou les quatre choses der-nières auxquelles la nature humaine doit tousjourspenser (en vers et en prose, par Thomas le Roy).Audenarde, Arnault l’Empereur, sans date, in-4goth. »
31. Le Chaulderon de magnanimité.
Ce titre de livre pourrait bien être tout simple-