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ment une équivoque plaisante sur le nom d’un vieuxcommentateur des Décrétales, et sur le titre décre-talien qu’il a commenté. Nous lisons dans la Biblio-theca de Conrad Gesner :
« Gaspar Calder scripsit in locum de pœnit. etremiss. G. nostro postulasti, in 5 Decretalium. »
Rabelais avait pu lire sur le dos d’un grand vo-lume : G. Calder. de pœriit. et remiss.
Nous ne devons pas non plus oublier que la plu-part des livres mystiques qui parurent à cette épo-que, et dont Rabelais ridiculise les titres bizarres,furent publiés par le libraire Régnault Chaudière ,qu’on peut supposer avoir été très-dévot lui-même,et, par conséquent, très-antipatbique à l’auteur deGargantua et de Pantagruel. Régnault Chaudièreexerça depuis 1515, jusqu’en 1 551, suivant le Cata-logue des libraires et imprimeurs de Paris, parLottin.
Il est bon aussi de remarquer que, dès ce temps-là, on employait au figuré le mot chaulderon, pourcaractériser le son sourd et mat d’une cloche fêlée .et, par conséquent, d’une mauvaise horloge. Nousrapprocherons donc du titre du livre recueilli parRabelais, les titres de deux ouvrages édifiants, que labibliothèque de Saint-Victor possédait inévitable-ment :
« L’Oreloge de devocion, composé en francoys,par maistre Jean Quentin, docteur en théologie,penitencier de Paris. Paris, E. Jehannot, sansdate (vers 1500), in-4 gotli. »
« L’Orloge de Sapience, en laquelle est contenudeux livres : le premier fait mention de la mort et