DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 137
et le vin cle la communion des Hussites. Rabelais sesert plaisamment du jargon de la scolastique pourcaractériser les deux espèces : s’il avait ajouté unenote explicative à ces secondes intentions , il eûtrenvoyé son lecteur au traité spécial de saint Thomasd’Aquin, de secundis inlentionibus, ou bien à celuide Natalis Herveus, de intentionibus secundis(Venetiis, Sim. de Luere, sine anno, in-4).
On a vu, dans la notice sur la bibliothèque de Saint-Victor (page 43), que les actes originaux du concilede Constance étaient conservés dans cette biblio-thèque : ils se trouvaient dans plusieurs manuscritsdu pupitre P., que l’ancien catalogue nous fait con-naître en détail. On y remarque diverses propositionssingulières qui semblent se rapporter à la Chimèreque Rabelais a représentée bourdonnant dans levide ; voici une de ces propositions :
Quare vacantiæ , quas tuera vocant , nullo modosunt jure de præterito debitæ, nec profulu.ro impo-nendæ vel exigendæ.
55. Le Maschefain des Advocatz.
Ce titre nous paraît faire allusion à un formu-laire, écrit en latin et souvent réimprimé, que nousavons déjà cité (page \ \ 3) et qui devait être dans lesmains de tous les avocats :
,« Formularium Advocatorum et Procuratorum Ro-manæ curiæ et regii Parlamenti, practicain secun-dum jura communia clarissime ostendens. Basileæ ,1499, in-fol. »
Il nous semble que Rabelais a voulu jouer sur le