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CATALOGUE
« In quartum Sententiarum commentarius. Pari-siis , J oh. Grarijon , 1509, in-fol. »
« In primuin et secundum Sententiarum coin-mentarius. Parisiis, ap. Jod. Badium. Ascensium ,1510, in-fol. »
« In tertium Sententiarum commentarius. Pari-siis, Joli. Grarijon, 1517, in-fol. »
Ce que Rabelais appelle les Profits des Emul-gences, ce sont alors les gros produits que JeanMajor tirait de la vente de ses copieux commen-taires, réimprimés plusieurs fois à Paris et à Lyon.
Cependant, malgré toutes les probabilités quirecommandent cette explication, nous ne devons pasnégliger de rappeler que Yévéque Boudarin pourraitbien être aussi Jean Boudet, qui fut évêque de Lan-gres, après avoir été président aux enquêtes au par-lement de Paris. Cet évêque posa la première pierrede la nouvelle église de l’abbaye de Saint-Victor, etfut le meilleur ami de l’abbé Jean Bordier, alors enexercice, et de l’illustre Jean Budé. Jean Bordier luiavait dédié son édition des œuvres de Hugues deSaint-Victor; Budé disait de lui : Vir singularis etmultipliais eruditionis . Rabelais n’était-il pas jalouxde l’amitié que Budé accordait à ce digne évêque ?Jean Boudet portait un cilice, se macérait sanscesse à coups de discipline, jeûnait et ne buvait quede l’eau, quoiqu’il eût de grands biens et de nom-breux bénéfices. Ce serait donc par dérision queRabelais aurait attribué à ce saint homme le traitéDe emulgentiaruniprofectibus. Voy. dans le GalliaChristiana, t. IV, p. 634-, les vers latins que l’abbéBordier adresse à Jean Boudet.