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CATALOGUE
87. Les Aises de la vie aiosacale.
Nous supposons que Rabelais qui, clans son romansatirique, s’est complu à peindre la vie monacalesous toutes ses faces, a fait allusion, dans ce titre delivre imaginaire, à différentes apologies de l’étatmonastique, écrites en latin, dont le titre reproduitle mot laudes , qui fournit tout naturellement uneéquivoque (en prononçant lot d'aise') au rédacteurbouffon du catalogue de la bibliothèque de Saint-Victor.
Voici la nomenclature des livres qui semblentavoir servi de thème aux Aises de la vie mo-nacale :
«Job. Trithemii, abb. Spanhein., Laudes vitæmonasticæ. »
« Hieronym. Stridonensisj vitæ solitariæ Laudes. »
« Jocloci Clichtovei, Laudes monasticæ religionis.Parisiis, Heur. Stephanus, 1513, in-4. »
Ce dernier ouvrage surtout aura frappé Rabelaisqui a traduit, dans son langage équivoque, laudespar aises.
Quant à ces aises de la vie monacale, frère Jeannous en donne un avant-goût, lorsqu’il s’écrie à lafin du ch. 10 du quatrième livre : « V ertus Dieu !da jurandi : pourquoy plus tost ne transportons-nous noz humanité/ en belle cuisine de Dieu ? Etlà ne considérons le branlement des broches, l’har-monie des cont.rehastiers, la position des lardons,la température des potages, les préparatifs du des-sert, l’ordre du service du vin? Beali unmaculatiin via. C’est matière de bréviaire. »