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Catalogue de la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Victor au seizième siècle / rédigé par François Rabelais ; commenté par le bibliophile Jacob [i.e. Paul Lecroix] ; suivi d'un Essai sur les bibliothèques imaginaires par Gustave Brunet
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1)E LA. BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 197

sont si familiers, a réuni les deux mots en un seul,comme pour renchérir sur le mot soldai ou soudoyer.

Avant que nous eussions constaté que Rabelaispouvait bien s’en prendre ici aux soldats de l’Eglisemilitante qui avait fort à faire en ce temps-là pourrésister aux attaques des novateurs, un nom dejurisconsulte s’était présenté à nous comme unprototype des mille soudiers que Rabelais accusede bellistrandie : Jean Nicolas de Milis a compiléau quinzième siècle un Repertorium juris, qui aété imprimé à Cologne, à Louvain, à Rome, à Bâleet ailleurs. C’eût été faire un jeu de mots tout àfait rabelaisien, que de traduire de Milis , par demille militibus.

91. Les TTappelourdes des Officiaux.

Ce titre de livre nous paraît renfermer à la foisune équivoque grossière sur le nom d’un docteur enthéologie,' Guillaume Ilouppeland, archiprêtre deSaint-Severin, à Paris, qui vivait à la fin du quin-zième siècle, et une allusion malicieuse à un ouvragecélèbre de ce meme écrivain ecclésiastique. Voici letitre de cet ouvrage, qui a eu plusieurs éditions :

« Divinarum literarum interpretis, viri profun-dissimi nec parum in sacris Ecclesiæ canonibuseruditi, magistri Guillemi Houppelandi, libellusper-utilis de Aniinæ hominis immortalitate et statu postmortem, variis profecto antiquorum Patrum, sivephilosophorum, sivc poetarum sententiis refertissi-mus. Parisiis , Dyonis. Race , 1499, in-8 golh. »

Ifappelourdc voulait dire, suivant les glossaires,