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Rabelais aura voulu donner par là une hauteidée de la vigueur du mouchet infatigable des er-mites; il se souvenait d’avoir lu, dans le Libre delTorigine degli volgari Proverbii d’Aloise Cintio degliFabrizii, la nouvelle intitulée : Alii cnni mngri vanle mosche, qui a été imitée dans les Cent nouvellesnouvelles (la 14 e ) sous le titre du Faiseur de papes.
107. La Barbote des Penitenciers.
Rabelais connaissait bien les écrits d’André Bar-batia ou Barbutius, de Santo Bartholomeo, savantjurisconsulte qui professait à Bologne au quinzièmesiècle, puisqu’il le cite comme une de ses autorités(liv. III, 36); nous pensons donc que la Barbutedes Pénitenciers fait allusion à ce Barbatia qui acompilé beaucoup de commentaires sur les décré-tales, publiés en Italie avant et après sa mort. (An-dreæ de Bartholomeo Consiliorum partes IV.Mediolani et Yenetiis, 1489-1 500, 4 vol. in-fol.) Unseul de ses ouvrages de droit canonique a été im-primé à Paris ; c’est celui auquel Rabelais fait allu-sion : Andreæ Barbaciæ lectura in C/emenlinas.(Parisiis, apud Reginaldum Chauldiere, 1517, in-4.)
Les pénitenciers étudiaient les cas de consciencedans les glosses de Barbatia et se guidaient d’aprèsses avis, quoiqu’on reprochât à ce casuiste d’êtretrop pointilleux et trop obscur. Au reste, ils avaientpour se conduire dans les circonstances les plus dé-licates une foule de livres, tels que ceux ci : Liber pœ-nitentia/is, sive tractatus de casibus reservalis quiex pœnitentiis occurrunt (sine loco et sine anno,