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On avait longtemps ignore quel était l’écrivainmystique et ascétique qui avait pris par humilité lepseudonyme d ’ldiota et que l’on désignait sous ladénomination du savant Idiot. On le supposait tan-tôt contemporain de saint Bernard et tantôt anté-rieur au dixième siècle. Enfin on découvrit d’unemanière certaine qu’il s’appelait Raymond Jourdain,et qu’il avait été prévôt d’Uzès, en 1381, puis abbéde Celles dans le diocèse de Bourges. Cette décou-verte eut lieu, après la publication de son principalouvrage, qui fut réimprimé nombre de fois au com-mencement du seizième siècle :
« Contemplationes Idiotæ, de amore divino, devirgine Maria, de vera pœnitentia, de continuo con-flictu carnis et animæ, de innocentia perdita, demorte. Parisiis, in ædibus Henr. Stephani , 1519,in-4. »
Rabelais avait exprimé très-nettement que ce sa-vant Idiot, dont le véritable nom venait d’êtrerévélé, ne pouvait être qu’un lourdaud.
110. LiRirmi sorbonnici moralisationes , PER
M. Lupoldum.
C’est-à-dire : Sur le liripipion sorbonnique, Mo-ralisations, par maître Lupokle.
Allusion au célèbre commentaire de Nicolas deLyra, sur la Bible, et en même temps aux additionsqui avaient été faites à ce commentaire par Paul deSanta Maria, évêque de Burgos. Nicolas de Lyra,né dans le bourg de Lyre, près d’Evreux, à la findu treizième siècle, était cordelier et professa la