DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 239
ques Hochstradt et ensuite ils portèrent plaintedevant le pape. Reuchlin était d’abord presque seulpour leur tenir tête; mais il ne se découragea pas etil soutint avec énergie une polémique qui mit deson côté les honnêtes gens et les bons esprits.
La bibliothèque de Saint-Victor devait possédertous les écrits publiés à cette occasion par les adver-saires de Reuchlin. Il suffit de nommer parmi ceuxqui se distinguèrent dans cette lutte de papiernoirci : Gaspard Capellus, Martinus Huserus, JeanIsaac, professeur de théologie, Jean Kirnæus, JeanLiamicus, Martin Luther, Christophe Mandelius,Ofensus, Denis Milandinus, Jean Pistorius, Wide-rus, etc.
Reuchlin, qui eut toujours l’avantage du bondroit et du bon sens, fit imprimer un mémoire justi-ficatif intitulé : Defensio adversus calumniatoressuos Colonienses; mais il n’osa jamais s’avouer l’au-teur des Epistolæ obscurorum virorum.
114 . Iæs Cymbales des Dames.
Nous avions d’abord pensé que Rabelais avait faitentrer dans son catalogue, sous ce titre déguisé, leParement et trùunphe des Dames, par Olivier deLa Marche, publié pour la première fois par PierreDes*ey, en 1510 {Paris, Jehan Petit , in-8), etréimprimé plusieurs fois ; mais, quoique ce livre envers et en prose, où sont compris tous les habits,parements, vestures, triomphes et ornements desdames, puisse être classé parmi les mystiques, nousnous sommes arrêté plutôt à l’ouvrage suivant :