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DE LA BIBLIOTHEQUE DE SAINT-VICTOR.
Il nous paraît difficile que Rabelais, en inscrivantles Cymbales des Dames dans son catalogue, n’aitpas pensé, du moins indirectement, à l’ouvrageapologétique que, dix ans auparavant, Amaury Bou-chard avait fait paraître en l’honneur du sexe fémi-nin et dont voici le titre, bizarrement mêlé de grec :
« Almarici Bouchardi Angeliaci, Santonum præsi-dis, tÿîç Tuvautefaç çutIviç, id est feminei sexus Apo-logia , adversus Andrearn Tiraquellum evulgata (Pa-risiis, ap. Jod. Badium, 1522, in-4). »
L’équivoque malhonnête que présentent les deuxmots grecs compris dans ce titre a bien pu donnerà Rabelais l’idée de ses Cymbales. Au reste, ce li-vre est précédé d’une épître de Petrus Amicus,moine cordelier, ami et ancien confrère de Rabelaisau couvent de Fontenai-le-Comte, épître adressée àleur ami commun, André Tiraqueau. Amaury Bou-chard, Saintongeois, maître des requêtes de l’hôteldu roi, était aussi un ami de Rabelais, qui lui dédiale petit opuscule : L. Cuspidii testamentum , publiéà Lyon, chez Gryphius, en 1532, au moment mêmeoù François Juste mettait en vente le Pantagruel.
115. La Martingalle des Fianteurs.
Un passage de Rabelais (liv. 1,- ch. 20) nousexplique ce que c’était que la Martingalle des Fian-teurs : « Gargantua, doublant qu’on ne trouvast àl’heure chausses commodes pour ses jambes, doubtantaussi de quelle façon mieulxduiroient audict orateur,ou à la martingale, qui est ung pont-levis du cul,pour plus aisément fianter.... » Le Duchat nous
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