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Catalogue de la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Victor au seizième siècle / rédigé par François Rabelais ; commenté par le bibliophile Jacob [i.e. Paul Lecroix] ; suivi d'un Essai sur les bibliothèques imaginaires par Gustave Brunet
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fournira la description de cette espèce de culottes,qui devait son nom à ses inventeurs, les Martégaux,habitants du Martègue, en Provence : « L’auteur,dit Le Ducliat, en donne de telles aux gourmands,comme le pédant Janotus, parce que les culottes àla inartingalle ayant au derrière une ouverture cou-verte d’une pièce de drap quarrée qui se haussoit etse baissoit à la façon d’un pont-levis, elles convien-nent à ces grands mangeurs, qui souvent n’ont pas letemps qu’il faudroit pour détacher d’autres culottes.*»

Nous ne doutons pas que Rabelais, dans le titre dece livre imaginaire, n’ait fait allusion aux écrits, déjàpubliés ou encore inédits, du savant docteur MartinAkakia, médecin de François I er , qui signait ses ou-vrages Martirms Ga/lus Akakia Catalaunensis. Laprofession du personnage et la présence de la syllabeKa dans son nom auront offert tout naturellement àl’esprit équivoqueur de Rabelais un titre de livre,qui ne se rapporte pas aux titres des ouvrages de Mar-tin Akakia, mais qui traduit par Marlinga/le sonsurnom latin de Martinus Gallus. Ces ouvragessont des traductions latines, avec commentaires, dedivers trai tés de Galien, !)e ratione curandi, Arsparva, et De si/nplicibus. Gesner et Simler, quicitent les traductions faites par Akakia, ne parlentque d’une édition (Parisiis, Simon Golinæus, 1538,in-8), qui n’est pas la première.

Akakia était non-seulement un habile médecin,mais encore un bel esprit prétentieux, comme leprouvent ces vers latins adressés à Clément Marot,en 1531, vers auxquels la Martingalle des Fianteurspourrait bien se rapporter, car le nom d’Akakia