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copieux et hahondant en sentences : contenant la dé-fense des Dames, contre Malebouche et ses consors,et victoire d’icelles, composé par Martin Franc.Paris , Galivt du Pré, 1530, pet. in-8, fig. »
Martin Franc, secrétaire du pape Nicolas V, etprotégé de la maison de Savoie, avait ry thmé ce longpoëme, pour répondre aux attaques des poètes dutemps, contre le sexe féminin. On lui sut gré de l’in-tention, et le Champion des Dames reçut un si fa-vorable accueil, que les manuscrits le multiplièrentà l’infini, avant que l’imprimerie eût mis dans toutesles mains cet ennuyeux poëme dédié au duc debourgogne, Philippe le Bon. Il est certain que la bi-bliothèque de Saint-Victor possédait plusieurs desanciennes éditions, car Fauteur, nonobstant le sujetprofane qu’il avait traité, trouvait grâce devant lesgens d’église, à cause de son caractère ecclésiastique.Ou dit qu’il était chanoine de Lausanne, en Savoie.
C’est sans doute en raison de sa résidence en Savoie,que Babelais lui donne des bobelins, c’est-à-dire defortes et grossières chaussures, à semelle de bois,garnies de gros clous, avec des tiges de bottes. Ons’en servait par les temps de pluie et de neige. Fnoutre, Rabelais veut dire, au figuré, que MartinFranc avait entrepris une rude et lourde tache, enessayant de se faire le Champion des Dames contreMathéolus et le Roman de la Rose.
Dans son poëme, Martin Franc se met en scène,sous le nom de Franc Couloir; Rabelais le trans-forme en Franc courante , pour faire honneur à sesefforts courageux mais impuissants.
Ajoutons que Rabelais a peut-être eu l’intention de