DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 26S
son livre De incertitudine et vanitate scientiarum ,en citant ce vers de Perse :
Obstipo capite figentes lumina terræ.
Clément Ma rot, dans l'Amour fugitif , a dépeintde la même manière les moines, qu’il détestait aussicordialement que Rabelais pouvait le faire :
Vey à part line tourbeD'hommes piteux, ayant la teste courbe,
Pleins, à les venir, de deuil et agonie,
L’oeil vers la terre en grant cerimonie,
Disant à eulx mondanités adverses,
Et en habits montrant sectes diverses.
-127 . Soixante et neuf bréviaires de haulte
GRESSE.
« Rabelais, dit Le Ducliat, se moque de la biblio-thèque de Saint-Victor, où l’on voyoit presque au-tant de bréviaires des plus frippés, que de toute sortede volumes ensemble. Ainsi tous ces vieux bréviairesne sont que pour désigner la bibliothèque d’unegrande et ancienne communauté religieuse. Quant àce qu’il les appelle bréviaires de haute graisse , c’estparce que depuis le douzième siècle, temps auquelcette bibliothèque fut fondée, il ne se pouvoit queparmi une multitude de bréviaires de la maison, iln’y en eût de bien gras, puisqu’on s’en servoit tousles jours dans l’abbaye et dans l’église. »
Quelques-uns des bréviaires manuscrits, qui appar-tenaient à la bibliothèque de Saint-Victor, sont au-jourd’hui conservés à la bibliothèque de l’Arsenal,