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sant l'terre Sutor d’avoir pris la meilleure part deson gros livre dans les écrits polémiques de l’AnglaisEdouard Lée, de Jacques Latomus, docteur de Lou-vain, et de l’Espagnol Jacques Lopez Stunica. Sutorfut prompt à la réplique, et dans un ouvrage plusaigre que le premier : Adversus insanam E ras miJpologiam. Pétri, Suloris Antapologia (Parisiis,1526, in-4),. il protesta solennellement que l’accu-sation de plagiat, portée contre lui par Erasme, étaitradicalement fausse et calomnieuse; car il n’avaitpas même lu les livres qu’on lui reprochait d’avoircopiés dans le sien. C’est à cet ouvrage que Rabelaisfait allusion le plus clairement du monde. PierreSutor ne se borna pas à déclarer la guerre à Erasme,il jeta le gant aux luthériens dans l’ouvrage sui-vant : Apologia Pétri Sutoris\ doctoris théologieCarthusianæ professionis , adversus damnatamLutherihæresim de votis monasticis (l'arisiis, apudPoncet Lepreux, 1531, in-8).
Rabelais, qui avait alors beaucoup de penchantpour la réformation, sinon pour celle de Luther,défendait sa propre cause en. attaquant Pierre Cous-turier, qu’il connaissait sans doute autrement quepar ses écrits, puisque le savant Hubert Susanneauétait leur ami commun. Dans le fameux plaidoyerdu seigneur de Baisecul devant Pantagruel, ch. 11de ce même second livre, Rabelais semble faire en-core une allusion directe à la tempête que PierreSutor avait soulevée dans l’Université de Paris: « Lescousturiers vouloient faire des- retaillons desrobezune sarbataine pour recouvrir la ineroceane.» PierreCousturier mourut en 1537, dans un âge avancé.