LES FORÊTS
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entiers, soit coupés en tronçons, et ceux-ci descendentd’eux-mêmes, entraînés par leur propre poids. Ces con-duits, appelés lançoirs, ou glissoirs, sont employés danstoutes les Alpes suisses et aussi en Tyrol, en Styrie. Ilssont composés de plusieurs troncs solidement attachés lesuns aux autres de façon à former un canal semi-cylin-drique, une sorte de gouttière de 5 à 5 pieds de largeur.Autant que possible on les établit sur le sol, mais là oùle sol fait défaut, on est obligé de les suspendre, comme
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Le schliltage.
des ponts, dans le vide, au dessus d’une gorge, d’un vallon,en les appuyant de place en place tantôt sur de frêles écha-faudages, tantôt sur la cime d’un arbre isolé, sur la pointed’un rocher ou sur le toit d’un chalet. 11 faut que ces ca-naux, sur toute leur longueur, qui est souvent de plu-sieurs lieues, tout en se conformant aux sinuosités de lamontagne, conservent toujours l’inclinaison nécessaireet ne présentent jamais de coudes trop brusques ni decourbes trop serrées. Ces audacieuses constructions coû-tent quelquefois la vie aux bûcherons qui les exécutent.